Investissement dans l'Audomarois

Nouveau complexe brassicole en vue pour 2017

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9522 par

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

André Pecqueur.

André Pecqueur.

 Les Brasseurs de Gayant vont quitter leur siège historique de Douai pour leur nouveau site arquois, à la Porte multimodale de l’A1. André Pecqueur, l’emblématique patron de la Brasserie de Saint-Omer et de TSA (Transports Saint-Arnould), prévoit l’ouverture du nouveau complexe brassicole en fin 2017. Plus de 80 emplois seront créés sur le site, avec une priorité pour les salariés de Douai. Des minibus seront mis à la disposition de ceux qui préfèreront se déplacer chaque jour.

Cette future usine de 60 millions d’euros sera implantée sur un terrain de 13 ha, avec possibilité d’extension, et sera trois fois plus grande que l’usine actuelle. Elle permettra de multiplier par trois également la production annuelle de Gayant (350 000 hectolitres actuellement). La rentabilité des bières de Gayant est supérieure aux bières légères, les « pils ». De l’usine douaisienne, seules les cuves et l’étiqueteuse seront conservées.

Les gains sont de différentes natures, qui justifient ce choix stratégique. Ainsi, André Pecqueur estime le coût du transport de la production douaisienne vers Saint-Martin-au-Laërt à 70 000 € par mois, soit plus de 800 000 € annuels. Les deux usines disposeront d’un laboratoire central, mais aussi d’un service mécanique d’entretien unique.

Le PDG veut que la nouvelle unité soit la vitrine d’une production variée et de qualité (on pense au succès de la « Goudale ») avec un hall de présentation et de vente, de grands parkings pour les autocars de visiteurs.

Sa grande fierté, c’est que « l’audomarois sera ainsi le premier territoire brassicole de France« . Et de préciser : « Vous savez, je suis un patron ouvrier. A 71 ans, ce n’est pas l’argent qui me motive, ce sont les emplois. Cet investissement et ce regroupement géographique vont les pérenniser sur notre territoire. Je suis viscéralement audomarois. » Au moment de partir, il ajoute : « Ma plus grande satisfaction, ce sont mes collaborateurs avec lesquels je travaille tous les jours. C’est une équipe fabuleuse sans laquelle la réussite n’aurait pas été au rendez-vous. »