Jean-François Cordet, préfet de région, a reçu les journalistes

Une présence affirmée de l’Etat en Nord-Pas-de-Calais

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9521 par

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Jean-François Cordet affirme la présence de l‘Etat.

Jean-François Cordet affirme la présence de l‘Etat.

Jean-François Cordet, nouveau préfet de la région Nord-Pas-de-Calais, dit toute sa satisfaction de l’accueil trouvé à son arrivée. D’ores et déjà, il a pu mesurer l’implication de tous les acteurs, élus et entrepreneurs. Recevant les journalistes, il a tenu d’emblée à réaffirmer la place de l’Etat dans le jeu régional. « Dans toutes les régionalisations depuis 1981, la présence de l’Etat est restée toujours aussi forte avec des obligations qui ne sont pas les mêmes.« 

Cette présence est exprimée par un seul chiffre : les 22 Mds€ que l’Etat injecte dans la région Elle est concrétisée par les 140 000 fonctionnaires qui y travaillent. Si, pour le préfet, 2014 a été une année contrastée, 2015 sera une année de transition avec des engagements pris le plus rapidement possible. Tout étant toujours relatif, en 2014 le chômage dans la région a moins progressé qu’en France, soit 4,4 % pour 6,4 %, un différentiel de deux points qui ne peut pas masquer que nous venons de plus loin. Différentes mesures comme les 7 500 contrats d’avenir ont fait reculer le chômage des jeunes.

Côté économique. Les entreprises sont l’autre motif de satisfaction de Jean-François Cordet, puisque, pour la première fois, ont été créées plus d’entreprises qu’il n’en a été détruites. Un solde positif de 1 % grâce à la baisse du taux de défaillance. « Elles ont mieux résisté et les demandes de rééchelonnement ont été moindres. » Le commissaire au redressement productif a suivi 23 dossiers qui ont permis de sauver 2 100 emplois sur les 2 600 concernés. On retrouve donc des marges d’investissements. En 2014, 400 M€ de crédits d’impôts ont profité à 2 500 entreprises, soit de 4 à 6 %.

Plusieurs éléments nationaux concourent au redressement du moral des chefs d’entreprise dans tous les secteurs sauf le BTP, tandis que le secteur marchand reste à l’étale. La jeunesse est aussi une préoccupation du représentant de l’Etat qui constate qu’avec 45 000 contrats aidés, le rythme n’a pas évolué. Cependant, quelques chiffres donnent de quoi s’inquiéter. Sur les 550 000 jeunes que compte la région la plus jeune de France, 15 000 ont décroché du système scolaire que 22 % quittent sans diplôme ; 70 000 sont sans emploi, sans études et sans formation. Il va donc falloir impulser de nouveau l’apprentissage qui a sombré de 7 % en 2014. Ainsi, 144 M€ sont prévus, auxquels s’ajoutent 110 de crédits européens, ce qui fait du Nord-Pas-de-Calais, la première région après l’Ile-de-France.

2015, année du Contrat. Sur le plan économique, 2015 sera une année importante avec la signature du contrat de plan Etat-Région. Traduit en chiffres, l’Etat apportera 1 ,2 Md€, sans compter les 500 M€ de la rénovation urbaine, auxquels s’ajoutent  les 1,2 Md€ de crédits européens pour la région en transition. Le contrat de plan engageant aussi les diverses collectivités, 4 Mds€ seront en définitive mobilisés pour la région, où l’on trouve de multiples projets structurants à commencer par Seine-Nord. « Ce n’est plus une idée, c’est un projet. » Il commencera cette année, avec 265 M€ de premiers travaux, tandis qu’a été créée la Société du canal Seine-Nord. Autre infrastructure moins visible mais tout aussi indispensable : le plan très haut débit de 730 M€dont 70 de l’Etat.

L’Etat est présent aussi dans deux autres grands secteurs économiques. Le BTP par le biais de la rénovation urbaine qui a mobilisé 400 M€ de subventions sur 17 sites et par le biais du logement où l’effort sera développé en 2015. Le dernier secteur est celui de l’agriculture avec le projet agro-écologique, l’organisation des filières et la mise en œuvre du GPIE.

Le préfet, pour conclure, souligne que l’Etat est le premier agent économique de la région et il n’a pas manqué de rappeler la labellisation « French Tech » et ses 200 M€ au niveau national pour soutenir les start-up et les accompagner à l’international. Le Nord-Pas-de-Calais ne voudra pas manquer ce rendez-vous.