NutrEvent

La société Naturalpha et l’institut Charles Violette à l’heure des innovations

Publié dans l'édition Nord N. 8732 par

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

D.R.

Stéphane Postic, directeur général de Naturalpha.

Créée en 2001 et basée à l’hôpital Saint-Vincent de Paul de Lille où son centre d’investigation est implanté, la société Naturalpha accompagne les industriels dans l’apport des effets santé de leurs produits. L’accompagnement se fait sur long terme : « depuis la définition de R&D jusqu’à la réalisation concrète d’essais cliniques qui prouvent ces effets » explique Stéphane Postic, directeur général de Naturalpha. Un acteur industriel doit, avant même de rendre accessible son produit sur le marché, prouver les effets de celui-ci… C’est là que Naturalpha entre en jeu. Grâce à ses salles d’investigation opérationnelles depuis 2010, les essais cliniques se déroulent de cette façon : les volontaires prennent des composés, les médecins analysent ensuite le sujet sur une durée de plusieurs semaines et valident par la suite les bienfaits santé. Sollicité par de nombreux industriels sur différentes études, le centre Naturalpha ne manque pas de sujets… « Nous recevons plus de 8 000 volontaires par an – rémunérés à l’issue des essais – car nous sommes à la fois une région très dense mais aussi très élevée en terme de maux liés à la nutrition (obésité, diabète, etc) » déclare Arnaud Jacquot, chef de projet clinique. Le centre Naturalpha mène actuellement une étude importante en Amérique du Sud auprès de 270 patients et ne cesse d’attirer d’autres pays étrangers : « Israéliens et Japonais viennent de plus en plus vers nous pour qu’on les aide à comprendre et répondre à toutes les interrogations autour de la nutrition-santé« .

D.R.

Le professeur Pascal Dhulster.

Consulting scientifique. L’équipe de Naturalpha (25 salariés) consacre également un quart de son activité au consulting scientifique car « les réglementations sont devenues de plus en plus complexes« . Ces missions de conseil auprès de diverses sociétés sont de courte durée mais permettent aux produits (ingrédients, compléments alimentaires, agro-aliments…) de répondre aux règles scientifiques et de marché.

L’institut Charles Viollette. La création de l’institut régional de recherche Charles Viollette à Villeneuve-d’Ascq est à l’initiative de NSL dont la volonté était de « rassembler les différents acteurs en bio-technologie et agro-alimentaire de la région » explique le professeur Pascal Dhulster, président de la structure. Issus de sept laboratoires différents (Universités de Lille 1, Lille 2, Artois, Littoral Côte d’Opale ainsi que l’Institut Supérieur d’Agriculture de Lille) 140 personnes, doctorants chercheurs pour la plupart – dont 80 sur le site de Villeneuve-d’Ascq – travaillent sur la gestion durable des « entrants » et des « sortants » de la filière agroalimentaire. Depuis la création du laboratoire en 2014, trois équipes sont dédiées à la biotechnologie blanche et verte ainsi qu’à la qualité et à la sécurité alimentaire. Produire de nouvelles molécules durables pour l’agro-alimentaire mais aussi accroître la visibilité de la filière agro-alimentaire régionale, tels sont les objectifs de l’institut Charles Viollette.

D.R.

Au cœur de la plateforme Realcat.

Realcat, l’outil du futur. L’École Centrale Lille s’est dotée l’année dernière d’une plate-forme Realcat labellisée « Équipement d’Excellence » dans le cadre du PIA (Plan d’Investissement d’Avenir). Portée par plusieurs laboratoires dont l’Institut Charles Viollette, cette plate-forme ultra-performante intégrée au « criblage haut débit » de catalyseurs est un outil fantastique selon M. Dhulster qui explique tout l’intérêt de posséder un tel outil : « les cadences de recherche sont de plus en plus fréquentes pour trouver de nouvelles fonctions, de nouvelles molécules, Realcat répond à ses nouveaux enjeux« . Grâce à ses robots et ses machines capables de chercher et de transformer toutes sortes de molécules pour de nombreux secteurs comme la santé et l’alimentation, Realcat fait du Nord-Pas-de-Calais une région plus que jamais au cœur de l’innovation et de la recherche scientifique.

Marie BOULLENGER