Parc des Rives-Créatives-de-l'Escaut (Valenciennes/Anzin)

Centre d’expos et de congrès à l’horizon 2017

Publié dans l'édition Nord N. 8748 par

L’ancienne friche Vallourec se transforme. Après la Serre numérique de la CCI Grand-Hainaut, inaugurée début avril, un autre chantier a été lancé en juin. Valenciennes Métropole, l’aménageur et maître d’ouvrage, mise sur le tourisme d’affaires.

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D.R.

Une vue du chantier, proche de la nouvelle Serre numérique. Le château d’eau et l’ancienne centrale électrique sont intégrés au projet.

Le 9 avril dernier, la Serre numérique − dont la CCI Grand-Hainaut est à la fois propriétaire et gestionnaire − a été inaugurée. C’est la première pièce de ce puzzle que représente le Parc des Rives-Créatives-de-l’Escaut. La réalisation de ce parc, appelé à devenir un nouveau quartier, correspond, précisons-le, à la politique de reconquête des friches industrielles de la communauté d’agglomération Valenciennes Métropole. En l’occurrence, il s’agit d’une ancienne friche Vallourec de 26 hectares.

Une deuxième grosse pièce est en train de sortir de terre : un centre d’expositions et de congrès dont le coup d’envoi a été donné officiellement le 25 juin avec la pose d’une première pierre. Dix-neuf mois de travaux sont prévus pour un coût de travaux HT de 27,6 millions annoncé sur les panneaux de chantier. Les documents de communication indiquent un coût global estimé à 40 millions.

Tourisme d’affaires. Le futur bâtiment, de 15 129 m2, confié par concours au cabinet d’architectes Chabanne & Partenaires, se veut exemplaire sur le plan des économies d’énergie. Il intégrera l’ancien château d’eau et l’ancienne centrale électrique du site industriel. L’équipement devrait être ouvert en 2017.

Il sera donc principalement dédié au tourisme d’affaires (séminaires, salons, événements divers…). À des concerts aussi ou autres rendez-vous dits «de prestige». Maître d’ouvrage, Valenciennes Métropole attend, sur ce plan, des retombées directes et indirectes évaluées à 10 millions d’euros par an. L’Intercommunalité table sur le fait qu’un tel équipement n’existe pas actuellement dans l’agglomération. Elle compte aussi sur la proximité de grandes entreprises (dans les domaines du numérique, de la logistique, du ferroviaire, de l’automobile…), de l’université et des grandes écoles de la CCI.

Une délégation de service public doit confier à une société spécialisée le soin de faire la promotion du site et d’organiser les événements et rendez-vous.   

 Modulable. Le futur centre, qui se veut fonctionnel et design, comprendra une grande rue intérieure desservant une halle de 1 900 m2 (modulable), trois auditoriums (pour un total de 1 250 places) et une nef de 2 400 m2 pouvant accueillir jusqu’à 4 800 personnes. En plus de ces trois espaces, sont prévus des salles de commissions (une de 150 personnes, une de 100, trois de 60, six de 30, deux de 20), des espaces de restauration, des lieux de rencontre, une terrasse tournée vers l’Escaut. Histoire de se faire une idée du décor, on peut, sur le site internet de Valenciennes Métropole, réaliser une visite virtuelle du projet.

 Parc en devenir. D’autres projets, encore en discussions pour certains, doivent venir compléter le parc d’activité : un Green Data Center de l’entreprise CIV de 1 700 m2 (en 2016), un hôtel d’entreprises, une résidence pour étudiants, des commerces… Le projet de l’Intercommunalité vise, en résumé, à créer un nouveau quartier en bordure de l’Escaut, près de la nouvelle ligne de tramway (de Valenciennes au Pays de Condé) et à proximité du port de plaisance baptisé Valescaut.

Dans l’agglomération, un autre projet est lié au développement du tourisme de courts séjours : depuis juillet 2013, l’ancien hôpital général de Valenciennes est en rénovation et devrait accueillir notamment un complexe hôtelier au printemps prochain.