Convention de partenariat

Maisons et Cités renouvelle son partenariat avec SOS entrepreneur

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9555 par

Récemment, le groupe Maisons et Cités a renouvelé son engagement auprès de l’association déclarée d’intérêt général SOS entrepreneur. Objectif : éviter que des prestataires ou encore des employeurs de locataires ne mettent la clé sous la porte. Explications.

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ACT'Presse

Bruno Delcampe et Luc Matray ont renouvelé leur engagement sur trois ans.

Lorsqu’on sait qu’en France, une entreprise dépose le bilan toutes les deux minutes, on se rend compte qu’il est primordial d’avoir des relais locaux afin d’aider les dirigeants en difficulté. Un aspect d’autant plus important que bien souvent ces défaillances d’entreprises s’accompagnent de la destruction de nombreux emplois.
Face à ce constat, le groupe Maisons et Cités, deuxième entreprise sociale pour l’habitat (ESH) de France, ne pouvait que s’impliquer en devenant partenaire de l’association SOS entrepreneur qui œuvre à l’échelle de la région Nord-Pas-de-Calais.
« Nous nous étions engagés, il y a quelques années, auprès de l’Association, dans le cadre d’une convention pluriannuelle de partenariat solidaire que nous venons de renouveler pour trois années« , souligne Luc Matray, directeur général adjoint en charge des affaires économiques du bailleur social.
Il s’agit d’un engagement financier pour permettre à l’Association de mener à bien ses missions. Le bailleur social s’engage également à faire le relais entre des sociétés qui pourraient se retrouver dans une situation délicate et SOS entrepreneur.

Économique et sociale. SOS entrepreneur est une association déclarée d’intérêt général à but non lucratif. Elle a été créée en mars 2011 avec pour principal objectif d’assister les dirigeants de PME confrontés à de grandes difficultés et de proposer « un accompagnement d’urgence avec des solutions innovantes pour faciliter le sauvetage des société« , présente Bruno Delcampe, directeur fondateur de SOS entrepreneur.
L’Association est complètement neutre et travaille dans la plus grande confidentialité, car « le plus important est que les dirigeants en difficulté se confient pour faire face à leurs problèmes.« 
Ainsi, depuis sa création « l’Association a répondu à 7 147 appels de détresse ; 1 943, soit 27% d’entre eux, proviennent d’entreprises du Bassin minier« , poursuit Bruno Delcampe. Une grande majorité a trouvé une issue favorable par téléphone. « Pour les cas plus compliqués, nous réalisons un diagnostic et faisons une série de préconisations. » Sur les 1 312 diagnostics réalisés, 28% ont trouvé une issue immédiate.
Autre point essentiel, les membres de l’Association ont tous vécu des situations de crise et savent donc de quoi ils parlent. « Nous exerçons une pression importante sur les administrations et les politiques afin de faire avancer les choses. À titre d’exemple, nous avons fait sauter le 040 (NDLR : un fichage banque de France pour les entrepreneurs ayant connus une liquidation). ou encore fait voter une procédure de sauvegarde accélérée« , détaille-t-il. En août dernier, c’est François Hollande lui-même qui a été interpellé par SOS entrepreneur au sujet des cotations bancaires.
Enfin, l’Association a créé un fonds de solidarité qui accorde, sous certaines conditions, un prêt d’honneur remboursable, contribuant à prendre en charge jusqu’à 80% du coût d’un accompagnement d’urgence. Dans ce cadre, SOS entrepreneur a reçu en juin 2012 le prix EDHEC 2012 de l’Entreprise solidaire.