250 EMPLOIS CRÉÉS À BLARINGHEM

Entyrecycle s’implante sur le site d’Arc international

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9577 par

Certains craignaient le projet enterré. Sept ans après les premiers contacts, la société anglo‑française Entyrecycle concrétise sa venue au printemps 2016 dans les anciens locaux d’Arc international : 16,4 sur les 43 hectars du site. Un investissement lourd de  26 millions d’euros et la création, dès cette année, des 52 premiers emplois sur les 250 […]

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D.R.

De g. à dr., Bénédicte Brienne, directrice de SOFIE, Pascal Codron et Jean-Pierre Bataille, vice-président et président de la CCFI, Daniel Pecqueur, président de SOFIE, François Dutriez, directeur des opérations à Nord France invest.

Certains craignaient le projet enterré. Sept ans après les premiers contacts, la société anglo‑française Entyrecycle concrétise sa venue au printemps 2016 dans les anciens locaux d’Arc international : 16,4 sur les 43 hectars du site. Un investissement lourd de  26 millions d’euros et la création, dès cette année, des 52 premiers emplois sur les 250 prévus à terme. Jean‑Pierre Bataille président de la CCFI et Daniel Pecqueur, président de SOFIE, ont confirmé cette bonne nouvelle le 1er mars à la presse. 

Le site idéal. Pour la société de transformation des pneumatiques usagés (tyre en anglais), le site de Blaringhem n’offre que des avantages. Pascal Codron, vice-président de la communauté de communes de FlandreIntérieure en charge du développement économique et de la transition énergétique, a énuméré les atouts décisifs dans le choix et la décision d’Alan Higginson, le directeur d’Entyrecycle. D’une part, Blaringhem est dans le triangle Saint-Omer – Aire – Hazebrouck, au cœur de l’Europe du Nord. Ensuite, la région d’Arques, commune limitrophe de Blaringhem, a une forte culture industrielle et une main-d’œuvre de qualité. Les locaux acquis par Entyrecycle conviennent parfaitement à leur fonction nouvelle sans une adaptation coûteuse : la qualité des fours et la longueur des ateliers ont séduit M. Higginson. D’autre part, la ligne électrique de 90 000 volts et l’existence du haut débit sont des données fondamentales. Les dessertes routière, ferroviaire et fluviale (canal de Neuffossé) s’ajoutent à l’attrait de la zone. Alan Higginson a aussi été très sensible à l’accompagnement dont il a bénéficié, tant par le monde économique que par le monde politique : la CCFI, la CASO, la Région et l’EPF Nord – Pas-de-Calais, Saint-Omer développement (SOFIE maintenant)… La présence de l’Ecole d’ingénieurs du Littoral à Longuenesse est un autre point positif.

Une “silicon valley” ? Jean-Pierre Bataille est convaincu qu’Entyrecycle est une locomotive qui va attirer, dans les autres bâtiments inoccupés, des sociétés qui utiliseront les produits dérivés de la poudre de pneus traitée à Blaringhem : les entreprises du BTP. Il imagine que le voisinage de Baudelet, leader dans la valorisation des déchets, pourrait à terme transformer le site en un centre nerveux industriel, un cercle écologique vertueux. En effet, la repolymérisation des poussières de caoutchouc ne crée aucune pollution (ndlr : une usine en Belgique et une autre dans l’Oise broient les pneumatiques usagés en granulats très fins). 

 

Marc LEMAIRE