TCHOOSS DEVRAIT OUVRIR DANS 20 VILLES DE FRANCE

La gourmandise est un très joli défaut

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9576 par

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Des produits fabriqués à partir de matières premières régionales de qualité, des surfaces de vente qui s’adaptent en fonction de l’emplacement où elles sont situées… Tchooss se positionne différemment,  et c’est ce qui pourrait faire sa force. 

“Ma vanille est tahitienne parce qu’il n’y a pas de vanille dans le coin”, s’amuse Louis de Malet Roquefort, à l’initiative du projet Tchooss. L’idée a mûri en février 2014, où l’entrepreneur a quitté son ancien travail dans l’alimentaire. “J’adore ça. Je suis un grand gourmand, mais il ne faut pas le dire !” Durant ces deux ans, Louis de Malet Roquefort s’est posé des questions concernant l’orientation de son projet. Ce qui lui permet d’avancer à vitesse grand V aujourd’hui, prévoyant d’ici trois ans de s’implanter dans cent endroits différents, en France et à l’étranger. “Mon projet a eu le temps de mûrir pendant ces deux ans, poursuit l’entrepreneur. Avant de courir, il faut marcher. Je voulais avoir des bases solides et des réponses à toutes les questions qui pourraient se poser avant même de me lancer. Ça m’a fait gagner un temps précieux.”

Local, local, local. Les produits qu’utilise l’amoureux des sucreries sont locaux. “Nous fabriquons tous nos produits. Pour la glace au chocolat, nous utilisons du chocolat de Bessent, près de Boulogne-sur-Mer. La farine pour nos gaufres, nous allons la chercher au moulin de Brimeux. Le miel vient de la vallée de la Course. Le beurre, souligne Louis de Malet Roquefort, et pas la margarine, vient donc d’un fermier à Condette. Les fruits rouges viennent de Laon. Et 95% du lait que nous utilisons vient de Normandie.” En sélectionnant des ingrédients de qualité, Tchooss veut donc se poser en enseigne haut de gamme et proposer des produits eux aussi de qualité. Une vanille issue de Tahiti, comme dit plus haut, et non des extraits de vanille (vanilline) comme on pourrait en trouver ailleurs sur le commerce. Un moyen de se démarquer.

Adaptabilité. Mais pas le seul : les boutiques Tchooss sont modulables et disponibles en plusieurs types de surfaces, pour s’adapter au mieux à leur environnement. Du kiosque de 12 m² qui se concentre sur les glaces et les gaufres au Tchooss Café de 90 m² et plus, qui proposera des gaufres et crêpes salées en plus des milkshakes et smoothies proposés par les surfaces intermédiaires, l’adaptation des points de vente à leur environnement semble primordial pour Louis de Malet Roquefort. Par ailleurs, les boutiques ne sont pas standardisées dans leur design. L’entrepreneur y met un point d’honneur : “Si on s’implante dans une forêt, on ne va sûrement pas mettre une verrue rouge au milieu du bois. On s’arrangera pour bâtir la boutique avec du bois brut. À Lille, on mettra de la briquette rouge. Des cabines sur les plages…” Et ça tombe plutôt bien, puisque les 20 boutiques risquent d’être bâties un peu partout en France. À commencer par le Nord – Pas de Calais où est implanté le siège de l’entreprise, à Samer. Les ouvertures prévues dans la région se feraient donc à Dunkerque, au Touquet, à Saint-Valeryet à Calais. En France, Bourges, Tours, Orléans, Le Mans, Paris, Metz, Cannes et Nice seraient, entre autres, concernées.

Des projets. “Je veux que tout soit parfaitement structuré en France pour pouvoir aller à l’étranger avec Tchooss.” Un projet qui, financièrement, se fait en trois étapes. En premier lieu, un financement personnel et auprès des banques. La seconde étape passe par une négociation – en cours – avec des investisseurs. Enfin, après neuf à douze mois, la rentabilité des précédents points de vente pourrait permettre d’investir dans de nouvelles surfaces. “L’investissement pour une boutique peut aller de 50 000 € à 150 000 €. Grandir, ce n’est pas difficile si on a de solides bases.” Des bases que l’entrepreneur explique : “Nous ne demandons pas d’autre investissement dans l’entreprise de la part de nos franchisés que l’achat des produits : pas de droit d’entrée. Les gérants des franchises devront s’occuper de leur surface comme d’un point de vente qui leur est propre. Nous allons mettre en place un hub dans chaque région, qui pourra livrer les magasins et faire un suivi des ventes et des performances de chaque boutique.”

Corentin ESCAILLET