Le parc éolien de Leury, nouveau souffle économique picard ?

Publié dans l'édition Nord N. 3610 par

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D.R.

Le parc éolien qui prendra place à Leury ne sera pas sous cette forme.

Au nord de Soissons, la petite commune de Leury devrait prochainement voir pousser quatre éoliennes sur ses terres. Projet pharaonique porté par la société Innovent, ce parc éolien doit permettre d’insuffler l’élan de dynamisme faisant aujourd’hui défaut à l’économie locale, tout en préservant l’écologie.

Comme le précise Camille Courtin, responsable de la communication chez Innovent, l’entreprise basée à Villeneuved’Ascq est une société de développement de parcs éoliens existant en France depuis 2001 et en Afrique depuis 2008. Plus de 280 mégawatts de parc éolien ont ainsi été développés par Innovent en France. Lorsqu’on lui demande la raison de l’implantation d’un parc éolien en Picardie, Camille Courtin est claire : après un développement dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, il lui semblait logique de continuer, d’autant que la Picardie dispose d’un plateau agricole assez haut. 

Une mise en production imminente

Au départ, Innovent a proposé l’implantation de neuf éoliennes (quatre à Leury et cinq à Cuffies), mais, finalement, seule une partie du projet a été acceptée, ce qui est déjà une belle avancée écologique. « Le parc éolien sera discret et peu envahissant visuellement », rassure-t-elle. Il devrait peu ou prou ressembler à la photo ci-contre, qui représente des éoliennes en Champagne-Ardenne. Innovent souhaite que les éoliennes soient installées d’ici à la fin de l’année, voire avant, notamment par rapport aux contraintes climatiques qui risqueraient de ralentir le chantier. En attendant, à l’heure actuelle, il reste tout juste 30 jours pour participer au développement de ce parc éolien, et ce, grâce au crowdfunding.

Le crowdfunding, nouvel eldorado des entreprises

Innovent est une société dynamique et moderne : à ce titre, le crowdfunding lui semblait logique. Cette pratique consiste à financer via Internet un projet, qu’il soit musical, cinématographique ou, comme ici, écologique. « Chacun donne à la mesure de ses moyens et s’approprie ainsi, en quelque sorte, un projet qu’il est fier de soutenir. Les gens peuvent ainsi se sentir réellement impliqués et poser des questions », précise Camille Courtin. Une façon d’être ambassadeur dudit projet au quotidien. Quant à la visibilité et la fiabilité d’un tel système, elle se montre rassurante en rappelant que c’est lendosphere (le site web où se trouve le projet) qui s’occupe de tout, en particulier d’organiser des réunions publiques d’information et de prendre contact avec certaines collectivités. Concernant ce projet en particulier, le maire a tout de suite été favorable, mais Innovent concède avoir reçu, en 2013, un refus du permis de construire émanant du service départemental de l’architecture et du patrimoine.

Nicolas VUILLEMIN