Dunkerque Promotion invite à découvrir la coopérative La Flandre

Publié dans l'édition Nord N. 8774 par

L’agence de développement économique du territoire de Dunkerque, Dunkerque Promotion, dirigée par Franck Hélias, est au service des entreprises souhaitant s’installer sur le territoire. Elle a aussi un rôle de promotion et de lien entre les entreprises déjà implantées sur le secteur, et ce, malgré les spécificités d’un territoire aux activités variées.  Afin de favoriser […]

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D.R.

Dunkerque Promotion a organisé une rencontre au siège social de Bergues afin de mettre en contact les différents acteurs industriels, institutionnels, maritimes et ruraux du territoire.

L’agence de développement économique du territoire de Dunkerque, Dunkerque Promotion, dirigée par Franck Hélias, est au service des entreprises souhaitant s’installer sur le territoire. Elle a aussi un rôle de promotion et de lien entre les entreprises déjà implantées sur le secteur, et ce, malgré les spécificités d’un territoire aux activités variées. 

Afin de favoriser les échanges entre acteurs industriels, maritimes et ruraux, Dunkerque Promotion a organisé une matinée de découverte de la coopérative agricole La Flandre dont le siège est situé à Bergues. L’occasion également de rencontrer les acteurs de la communauté de communes des Hauts de Flandre, comptant 40 communes. Son représentant, Pierre Bouttemy, maire de Warhem et vice-président de la Communauté de communes, en a profité pour rappeler que celleci participe au financement de l’agence de développement. Le groupe La Flandre a été créé en 1933 suite à une crise agricole engendrée par le manque de capacité de stockage et au besoin de régulation. Elle a acquis son nom actuel en 1983. Avec des métiers d’approvisionnement, de services, de collecte et stockage de céréales, la coopérative agricole La Flandre propose des solutions novatrices. En 20 ans, sa taille a été presque doublée, tout en restant une entreprise à dimension humaine et familiale, proche des producteurs. Comme toute coopérative, ses clients sont des adhérents (plus de 3 000) et 120 personnes travaillent pour le groupe. Le chiffre d’affaires est de 1 000 millions d’euros. La coopérative n’est pas une entité commerciale pure mais rend service aux agriculteurs. Elle permet des facilités fiscales : exonération de taxe foncière et CVAE. Les statuts sont exigeants tant concernant les adhérents devant être agriculteurs, que concernant le territoire défini. Chaque année, 250 000 tonnes sont collectées, dont 90% composés de céréales exportés par le port de Dunkerque dont le tirant d’eau est adapté au
passage des “Panamax” (capacité des bateaux circulant dans le détroit de Panama). Les marchandises partent ensuite vers l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, le Mexique, la Chine, la Thaïlande ou l’Afrique de l’ouest. Le creusement du canal Seine-Nord a toute son importance dans le développement de cette activité de transit pour le port nordiste : si on observe les chiffres des trois ports concurrentiels (Anvers, Rouen et Dunkerque) entre 1985 et 2015, on s’aperçoit que le port belge est passé de 1,7 million de tonnes à 0,4 million, tandis que le port normand progressait légèrement de 5 à 6,7 millions de tonnes et que le Nordiste affichait une belle progression en passant de 0,3 à 3 millions de tonnes. Des chiffres encourageants pour le port dunkerquois qui pourrait tirer son épingle du jeu si Dunkerque n’est pas oublié dans le creusement des tronçons du canal, mais qui pourrait se trouver isolé au profit de son voisin belge dans le cas contraire. D’autant que la capacité du canal à grand gabarit de Holque est déjà sous-exploitée, puisque permettant le passage du gabarit de type Freycinet de 4000t, elle est aujourd’hui limitée à 1 000 t. Le Nord – Pas-de-Calais est la 3e région productrice de céréales. Elle est la 1re concernant le blé (7,3 millions t), ce qui représente 51 000 emplois répartis entre la production et la vente. En France, la production céréalière représente 450 000 emplois (production et vente confondues). Le prix des céréales varie selon le cours de la Bourse, dans une économie mondialisée dépendant du contexte politique mondial et de la surproduction. La coopérative propose aux producteurs deux prix de vente, l’un fixé à 85% prix du marché avec un acompte versé, le second étant un prix moyen avec un complément de 15% pour la coopérative.

Maria ALVAREZ