INAUGURATION DU CENTRE D’AFFAIRES DE TRANSALLEY (VALENCIENNOIS)

Mobilium, au service des entreprises

Publié dans l'édition Nord N. 8773 par

Après le CISIT, Mobilium a été inauguré. Il comprend un incubateur, une ruche, un hôtel d’entreprises. Sa vocation : soutenir l’innovation dans les industries ferroviaire et automobile ainsi que, plus généralement, dans le transport terrestre. Petits rappels. Transalley, c’est le nom d’un futur ensemble de 34 hectares, appelé “Technopôle Transalley”. Objectif ? Créer au sud […]

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D.R.

Devant le bâtiment, juste avant le geste inaugural et la visite.

Après le CISIT, Mobilium a été inauguré. Il comprend un incubateur, une ruche, un hôtel d’entreprises. Sa vocation : soutenir l’innovation dans les industries ferroviaire et automobile ainsi que, plus généralement, dans le transport terrestre.

Petits rappels. Transalley, c’est le nom d’un futur ensemble de 34 hectares, appelé “Technopôle Transalley”. Objectif ? Créer au sud de Valenciennes, côté Famars, dans le prolongement du site universitaire du Mont-Houy, un site dédié principalement aux industries ferroviaire et automobile, en y regroupant formation, recherche, entreprises, institutions. Le futur cluster comprend aujourd’hui deux séries de locaux neufs. Lors de l’été 2013, le CISIT (Campus international sur la sécurité et l’intermodalité dans les transports), de 2 500 m2, a été tout d’abord ouvert. Inauguré en janvier 2014, il abrite enseignants chercheurs, ingénieurs, doctorants, platesformes d’essais… Et le 24 mars dernier, c’est Mobilium, un centre d’affaires de 4 300 m2, organisé sur trois niveaux, qui a été officiellement mis en service. Ces locaux sont partagés en deux : d’un côté, un incubateur et une ruche départementale ; de l’autre, des bureaux pour les institutionnels du transport (comme l’Association des industries ferroviaires, l’IRT Railenium, le Pôle automobile, i-Trans…) ainsi qu’un hôtel d’entreprises.

Les partenaires. Lors de la première pierre de Mobilium, ce programme, porté par une SCI de partenaires et financeurs, était évalué à 5,5 millions. Le promoteur immobilier KIC a construit, la Caisse des dépôts et Batixia ont soutenu financièrement cette opération. Valenciennes Métropole a, pour sa part, acquis les 1 000 m2 abritant la ruche et l’incubateur. Ceux-ci représentent un coût de 1,6 million réparti entre le FEDER (500 000 euros), le Département (500 000 euros) et l’Intercommunalité (600 000 euros). En principe, à terme ce sont 180 000 m2 d’immobilier qui doivent être édifiés sur ces 34 hectares proches des autoroutes et desservis par le métro. La communauté d’agglomération Valenciennes Métropole et l’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis sont parties prenantes dans ces aménagements. D’autres pièces du puzzle sont annoncées : une résidence universitaire du CROUS, un pôle de services pour les salariés, l’Institut international de management, l’Institut du transport durable. Des chiffres de créations d’emplois sont également avancés : entre 3 000 et 5 000, directs ou indirects.

Des entreprises. Lors de l’inauguration, la ruche du Valenciennois accueillait quatre entreprises créées : Socomet (23 ingénieurs et techniciens proposant en sous-traitance des prestations à des groupes industriels internationaux), NMJ services (filiale du groupe LGM, spécialisé dans les métiers du management et de l’ingénierie des grands projets), Wenovs SAS (5 personnes, faisant de l’innovation dans le domaine des chaussures techniques) et Ad’hoc experts (un cabinet d’expertises spécialisé dans les sinistres et tourné vers les entreprises du transport terrestre et de la logistique). L’hôtel d’entreprises hébergeait, lui, les sociétés CIMES (simulation numérique, 25 ingénieurs), TechniFrance (ingénierie et bureau d’études spécialisé dans le ferroviaire) et Assystem (ingénierie pour de grands groupes depuis 50 ans).

Des prix pour des porteurs de projet. Le 24 mars, l’inauguration a été marquée par la remise des prix d’un concours baptisé “Startup in motion” et destiné à encourager l’innovation. Cinq lauréats ont été distingués : le projet “La Galoche” (une trottinette) de Pierre-Adrien Ducarre, de Paris, étudiant à l’ESSEC, en recherche d’un partenaire industriel ; le projet “Mécar’tisan” (plate-forme de service aux entreprises de la mécanique) d’Etienne Thépenier, de La Sentinelle ; le projet “Auto 3D Print” (service B to B entre les sociétés de l’impression 3D et les industriels de l’automobile et du ferroviaire) de Quentin Leurent, de Hem ; le projet “SBBrakes” (système novateur de freinage pour véhicules de tourisme en cours de brevetage) de Samir Bakhta, de Saint-Denis ; le projet “Val’Transport” (application pour usagers des transports en commun), porté par Abdoulaye Traoré, de Valenciennes, étudiant à l’UVHC. Ces porteurs de projet vont bénéficier d’un accompagnement (dans l’incubateur), de prestations, de dotations financières et d’un coaching.

Bernard KRIEGER