A CALAIS, DES ENTREPRISES ET UN LYCÉE PROFESSIONNEL ASSOCIÉS DANS UN MÊME PROJET

Une pergola dans le jardin Tudor

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9581 par

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D.R.

Les travaux ont commencé au chevet de l'église Notre-Dame de Calais.

Bombardée durant la dernière semaine de l’Occupation, l’église Notre-Dame de Calais reprend vie, plus de soixante ans après. A la suite de la réhabilitation complète du bâtiment, les abords ont été dotés d’un « jardin Tudor ». Celui-ci voit actuellement se construire une pergola pour laquelle des entreprises ont été associées au lycée professionnel Normandie-Niemen. Un exercice grandeur nature pour les lycéens.

Un groupement d’entreprises calaisiennes, composé de la menuiserie Bauer, du charpentier Charlitt et de l’aménageur Roches, a été désigné par la municipalité pour réaliser une pergola qui viendra agrémenter le “jardin Tudor” entourant l’église Notre-Dame à Calais-Nord. Si ces entreprises vont travailler sous la houlette de l’architecte Hélène Baras et de la paysagère Caroline Holmes, le chantier qui vient de démarrer va se dérouler dans des circonstances inhabituelles : un partenariat avec le lycée professionnel Normandie-Niemen, spécialisé dans les métiers du bâtiment, va projeter sur le chantier des lycéens.Un projet longuement mûri. La pergola projetée aura l’allure d’un “U” et sera composée d’arcades en pin douglas. Elle sera ombragée grâce à un toit végétal. Le projet a été mûri durant un an, l’Association pour la mise en valeur du patrimoine – acteur majeur de la renaissance de l’église NotreDame – ayant été associée à la réflexion. Quatre élèves de la classe de première, option technicien-menuisier-agenceur du lycée professionnel ont également été partie prenante, en particulier sur le choix des matériaux et dans la réalisation d’un prototype. Ces lycéens se déclarent satisfaits d’être embarqués dans l’aventure, ravis de pouvoir appliquer sur le terrain les connaissances théoriques reçues, de découvrir le monde de l’entreprise… et de s’y faire connaître. Maître d’œuvre du chantier, Natacha Bouchart, maire de Calais, se félicite de “la mise en valeur du savoir-faire calaisien et de l’encouragement apporté aux jeunes en formation”. Le chantier, d’un coût estimé à 50 000 euros, devrait se terminer avec l’année scolaire, en juin.

Herve MORCRETTE