BAILLEUR SOCIAL NOREVIE

Des logements plus économes et adaptés au vieillissement

Publié dans l'édition Nord N. 8780 par

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D.R.

Jacques Brenot, le directeur général de Norevie, et les responsables des services ont évoqué les différents dossiers en cours et donné des pistes de développement pour les années à venir.

Norevie, le premier bailleur social du Douaisis, a fait un bilan de ses actions réalisées en 2015 et présenté ses perspectives de développement pour 2016. L’occasion pour Jacques Brenot, le directeur général, d’évoquer la mixité sociale et les problématiques de la réhabilitation .

Norevie est un de ces bailleurs sociaux qui ne ménagent pas leurs efforts pour améliorer la qualité de vie de leurs locataires. En termes d’investissement, l’entreprise a cependant été confrontée à des arbitrages : poursuivre des programmes neufs ou réhabiliter l’existant. “Nous avons fait le choix de l’équilibre en travaillant sur les deux fronts”, présente Jacques Brenot, directeur général. Un minimum de 250 logements sera donc construit pour une enveloppe globale de 50 millions d’euros, une somme qui sera reversée dans l’économie locale en faisant travailler des entreprises nordistes. Pas question toutefois de construire sur le territoire de la CAD, quasiment saturée avec près de 8 000 logements vacants : “Nous sommes directement concurrencé par le privé.” Par contre, le groupe souhaite se développer sur le Cambraisis ou sur le territoire de la Métropole européenne de Lille (MEL). Quant à la rénovation, le bailleur est confronté à deux problématiques de taille : l’efficacité énergétique des logements et la gestion de l’amiante. Lorsqu’on sait que 80% du patrimoine est susceptible d’être concerné par l’amiante, soit environ 8 000 logements, le problème se transforme en étude au cas par cas. Rien d’alarmant nénmoins, puisque les traces d’amiante ont uniquement été détectées dans les colles à carrelage, les joints et quelques enduits. “L’amiante représente un surcoût d’environ 2,2 millions d’euros par an. Pour le limiter, nous avons fait le choix de protéger sans désamianter en profondeur”, poursuit Didier Simon, responsable exploitation. En matière d’efficacité énergétique, “l’enjeu est de réduire la charge du coût de chauffage et, in fine, de faire en sorte que les comportements de vie des locataires changent”. Installation de thermostats, pose de bardage en extérieur… ces traitements représentent entre 7 000 et 25 000 euros de surcoût selon les logements.
Adaptation au vieillissement. En collaboration avec sa maison mère Floralys, Norevie développe depuis plusieurs années des béguinages dans le Douaisis, le Cambrésis et l’Orchésis. Aujourd’hui, le groupe dispose de 435 logements répartis dans 24 béguinages. Si, en 2015, plusieurs programmes avaient été lancés en métropole lilloise, le nombre de béguinages doit doubler dans les deux prochaines années. “Nous souhaitons également développer la mixité sociale et adapter certains logements au vieillissement de la population. Nous travaillons pour cela sur le parcours de vie”, souligne le directeur général.
Investissements à venir. Cela se traduira sur le terrain par des investissements importants en 2016 et 1 500 logements seront potentiellement adaptés.
Dans ce cadre, Norevie prévoit l’aménagement de plusieurs résidences à Douai, Cambrai, Auby et Sin-le-Noble. “Nous allons rendre les parties communes accessibles aux personnes à mobilité réduite et des aménagements de convivialité vont être réalisés.” Sur un tout autre registre, Norevie a entamé depuis plusieurs années un processus de vente de son patrimoine. Cette démarche constitue une composante de la politique patrimoniale organisée dans le but de renouveler l’offre, favoriser les trajectoires résidentielles et diversifier l’occupation dans les quartiers. “En 2015, nous avons vendu à nos locataires 22 lots libres et 28 logements. En 2016, nous envisageons de mettre en vente plusieurs centaines de logements.”

 Guillaume CUGIER