RASSEMBLEMENT DES COMMUNAUTÉS D’AGGLOMÉRATION

Mise en place du pôle métropolitain de l’Artois

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9584 par

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D.R.

Lors de la séance d’installation, Michel Dagbert a été élu à l’unanimité président du Pôle métropolitain. Sylvain Robert, Alain Wacheux et Jean-Pierre Corbisez sont vice-présidents.

Élection d’un président et des vice‑présidents, mise en place d’une feuille de route, tel était le programme de la séance d’installation du pôle métropolitain de l’Artois. À la clé, de nouveaux financements publics pour aider la nouvelle entité juridique à soutenir des projets structurants sur l’Artois. Explications

Dans le cadre du contrat de plan État/Région et avec le soutien d’Euralens, les trois communautés d’agglomération de Béthune-Bruay, Lens-Liévin et Hénin-Carvin ont souhaité se rassembler et mettre en place un pôle métropolitain. Plus qu’une nouvelle strate administrative, il s’agit d’une forme juridique qui induit une gouvernance légère et une action inscrite sur son périmètre d’action. Le pôle métropolitain de l’Artois rassemble 115 communes et 600 000 habitants sur un territoire de 760 km2 et devient ainsi la huitième agglomération de France. Les trois agglomérations démontrent ainsi leur capacité à travailler ensemble avec une nouvelle entité qui aura un rôle majeur et formera un point d’ancrage en vue d’obtenir des financements publics. Il fallait aller vite pour obtenir ces fonds territoriaux, ce qui explique que le Pôle métropolitain n’a pas, pour le moment, été constitué avec Arras et Douai.

Un rapprochement qui pourrait avoir lieu dans le futur. Michel Dagbert, président du Conseil départemental, a été élu à l’unanimité président du Pôle métropolitain, tout comme les trois vice-présidents Sylvain Robert, Alain Wacheux et Jean-Pierre Corbisez. La nouvelle structure représente environ 10% de la population de la grande Région Hautsde-France. Un poids assez important pour peser dans les futures décisions régionales
Pour permettre au Pôle métropolitain, qui a élu domicile à la Maison syndicale des mineurs à Lens, de fonctionner, chaque intercommunalité participe à hauteur d’un euro par habitant. Soit un budget de 685 000 euros : 240 000 € pour la CALL, 230 000 € pour Artois comm., 125 000 € pour la CAHC, le Département apportant, quant à lui, une subvention de 90 000 €.

Mutations économiques. Le pôle métropolitain de l’Artois a d’ores et déjà défini trois grands domaines d’intervention. Il sera compétent dans le domaine du développement économique et la formation, l’aménagement durable, et le développement culturel et sociétal. Le territoire de l’Artois est en pleine mutation. Après l’épopée minière qui s’est étendue sur plus d’un siècle, le bassin minier s’est trouvé une nouvelle dynamique économique, articulée autour de la troisième révolution industrielle. En s’appuyant sur un tissu universitaire et de recherche de qualité, le Pôle métropolitain entend affirmer et promouvoir son identité dans les domaines de la révolution industrielle et de la transition énergétique, du bâtiment intelligent, de l’économie de la culture et du numérique, de l’économie de l’alimentation et du bien-être, de
l’économie circulaire, du développement universitaire, de l’économie présentielle et des métiers d’art et du patrimoine. S’appuyant sur huit pôles de compétitivité, il va jouer le rôle d’animateur afin d’entretenir la synergie entre les différents acteurs économiques présents sur le tissu (chercheurs, formateurs, entrepreneurs).

Développement culturel. Passer du noir au vert : un vœu pieux jusqu’alors, en passe de devenir réalité. La recomposition urbaine et la mutation des cités minières, la chaîne des parcs et la Trame verte et bleue, le développement de la voie d’eau et la protection de la ressource, l’inter-SCOT, la mobilité ou encore l’aménagement numérique du territoire sont autant de domaines que le Pôle métropolitain va soutenir. Cela passera par la rénovation du parc immobilier, la production d’énergie verte et toute une série d’actions qui viendront compléter les nombreuses expérimentations déjà menées par les trois agglomérations. Enfin, le troisième domaine d’intervention concernera le développement culturel et sociétal. Le pôle métropolitain de l’Artois souhaite favoriser l’accès à la culture, à l’éducation, au numérique, aux soins, mais aussi la participation active des habitants du territoire.

Guillaume CUGIER