DÉVELOPPEMENT LOCAL DANS LE BASSIN MINIER

Acte deux pour “Mine d’idées”

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9599 par

Après deux années d’expérimentation, la Fondation de France vient de renouveler son engagement en faveur du bassin minier et lance un nouvel appel à projets “Mine d’idées”. Vous avez jusqu’au 14 septembre pour soumettre vos suggestions à la Fondation de France Nord.  Depuis 45 ans, la Fondation de France s’emploie à être le trait d’union […]

D.R.

Améliorer le quotidien des habitants de Lens-Liévin et Hénin-Carvin : un des objectifs de la Fondation de France

Après deux années d’expérimentation, la Fondation de France vient de renouveler son engagement en faveur du bassin minier et lance un nouvel appel à projets “Mine d’idées”. Vous avez jusqu’au 14 septembre pour soumettre vos suggestions à la Fondation de France Nord. 

Depuis 45 ans, la Fondation de France s’emploie à être le trait d’union entre ses donateurs et les acteurs de terrain qui accomplissent un travail essentiel aux côtés des personnes les plus fragilisées. Fondation de toutes les causes, elle soutient des projets novateurs expérimentés par des associations locales dans tout ce qui fait la vie quotidienne. L’année dernière, nous évoquions dans nos colonnes le premier appel à projets lancé par la Fondation de France. Cet appel à idées et à projets expérimental, baptisé “Mine d’idées” et lancé courant 2014 sur le territoire de Lens-Liévin et Hénin-Carvin, a permis sur deux années de soutenir 65 projets et idées pour un montant de 340 000 euros. “Mine d’idées est un patchwork inédit d’idées et de projets dont les habitants sont eux-mêmes à l’initiative ou sont impliqués dès leur conception. C’est très enthousiasmant d’accompagner et de soutenir celles et ceux qui agissent pour leur territoire, de voir naître de nouvelles initiatives qui améliorent la vie, créent du lien et font se développer de nouvelles formes de solidarité”, souligne Laure Decouvelaere, déléguée générale de la Fondation de France Nord. Aller plus loin. Les résultats de cette première expérience sont plus que positifs. La Fondation de France a été rejointe par le groupe Maisons et Cités et la Caisse des dépôts et consignations. Et 35 projets ont été appuyés par ces trois partenaires et une trentaine de porteurs d’idées ont été accompagnés. Souhaitant aller plus loin dans la démarche, la Fondation de France vient de s’engager pour deux années et demie supplémentaires sur les deux territoires d’expérimentation. Lors d’une soirée organisée au Louvre-Lens, une trentaine d’idées ont été récoltées. Les porteurs de projet sont invités, quant à eux, à déposer leurs suggestions avant le 14 septembre auprès de la Fondation de France Nord pour, peut-être, pouvoir bénéficier d’un accompagnement et d’un financement. Deux exemples. Radio Plus est une radio associative de proximité ayant pour vocation de mettre en lumière les acteurs et les initiatives du territoire et de rapprocher les populations. Le projet concerne une zone qui s’étend sur 30 à 40 km autour de la commune de Douvrin. Elle se veut être le porte-parole de la zone Hénin-Carvin et LensLiévin, une dynamique 100% locale, proche de l’identité des auditeurs, réalisée grâce à ses animateurs bénévoles. Cette radio au service des habitants du territoire a ainsi proposé un projet visant à développer des ateliers et des émissions radiophoniques pour relayer la dynamique locale, favoriser l’expression des gens du bassin minier, s’attacher aux enjeux du développement local et créer des passerelles intergénérationnelles. D’autres actions en faveur de l’emploi, du handicap ou encore de la dépendance des personnes âgées seront également menées.

À Harnes, il s’agit de mettre en place une coopérative solidaire pour une activité maraîchère en ville. L’objectif est de remobiliser des personnes en difficulté par le biais de travaux de jardinage pour produire des fruits et légumes de qualité, accessibles à tous et à moindre coût. Deux propositions émergent des discussions entre les bénéficiaires : la création d’un jardin partagé et la production, puis la vente de produits maraîchers pour sortir les personnes de leur isolement social. Le projet consiste à redonner confiance à 20 personnes éloignées de l’emploi en leur permettant de gérer un jardin d’un hectare, dont une partie de la production sera conditionnée et vendue à l’ensemble de la population sous forme de paniers. Une carte d’abonnement sera proposée aux usagers intéressés par la démarche. L’objectif est de commercialiser 300 paniers de fruits et légumes par mois. L’autre partie de la production est destinée à l’autoconsommation des jardiniers. À travers le développement d’un espace vert aménagé et utile, le projet vise à participer au renforcement du lien social, à promouvoir et valoriser une activité maraîchère en ville, à favoriser à travers le jardinage collectif l’émergence d’un lieu de bien-être social.