“HISTOIRES & RÊVES D’ARTOIS” À SAINT-LAURENT-BLANGY

Déjà près de 140 000 spectateurs

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9599 par

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D.R.

Nouvelle scène l’an dernier, le retour triomphant de la bataille de Bouvines, Arras ayant envoyé 1 000 miliciens pour renforcer l’armée royale de Philippe Auguste, est revisité cette année.

La 18ème édition du son et lumière Histoires & Rêves d’Artois va retrouver son écrin du parc d’Immercourt à Saint-Laurent-Blangy, au cœur du Val de Scarpe, pour six soirées les vendredis et samedis 9-10, 16-17, 23-24 septembre à 21h. Les spectateurs – déjà près de 140 000 en 17 éditions depuis sa création en 1999 – vont à nouveau s’enthousiasmer pour cette grande fresque épique et riche en émotions imaginée et mise en scène par Dominique Martens sur un espace scénique de 2,5 hectares. 

L’association Artois culture nature. “800 bénévoles, c’est 450 familles de l’Arrageois, parfois de plus loin, qui chaque année se mobilisent et font vivre l’association Artois culture nature. Chacun de ces bénévoles assure la réussite du spectacle”, s’enthousiasme Philippe Salomé, président d’Artois culture nature. Dominique Martens complète : “Il faut que les participants s’approprient le spectacle, qu’ils le construisent ensemble. C’est pourquoi, pour maintenir cette cohésion, je propose chaque année de nouveaux défis.”

Un rendez-vous avec l’émerveillement. Avec 460 acteurs chaque soir, 2 000 personnages et 3 800 costumes, le son et lumière de Saint-Laurent-Blangy est un rendez-vous avec l’émerveillement. Il faut imaginer 2 000 ans d’histoire de l’Artois non chronologique, 90 minutes d’un spectacle qui ne laisse aucun répit au spectateur, dans un décor somptueux et naturel, le parc d’Immercourt et ses plans d’eau. Comme l’exprime avec emphase Dominique Martens, créateur et metteur en scène du spectacle, “c’est un livre qui s’ouvre (…) des moments calmes et poétiques, de la légèreté, et puis, soudain, comme un point d’exclamation, une chevauchée endiablée ! Quelques pages se tournent, c’est l’enfer de la guerre, mais aussi la surprise d’un train surgi des ténèbres. Quelques chapitres plus tard, c’est la danse, aérienne, les projections géantes sur écran d’eau. Ainsi, les couleurs se révèlent grâce aux effets de lumière ingénieux, les jets d’eau s’entrecroisent… Et le spectateur se laisse bercer par une remarquable qualité acoustique”. Tous les sens sont en éveil. Enfin, le manège virevolte et entraîne le rire des enfants, un kiosque à musique séduit les spectateurs et distille ses notes enchantées. Une alternance de scènes grandioses et intimistes, de joies et de peines, comme dans le livre de la vie. Bien sûr, une grande scène commémore la guerre 14-18 sur cette terre d’Artois particulièrement meurtrie. Une scène va prendre davantage d’ampleur : celle du retour triomphant de la bataille de Bouvines, car Arras avait répondu à l’appel du roi de France, Philippe Auguste, en envoyant 1 000 miliciens pour renforcer l’armée royale.

Cette superbe création de Dominique Martens ne s’arrête pas sur un simple point final, comme dans un roman que l’on referme à regret. Les souvenirs de cette soirée restent longtemps dans les esprits, au moins jusqu’à l’année suivante, comme l’on retrouve un auteur qui ravit…