LES ESCALIERS DELALLEAU À BULLY-LES-MINES

Une reprise synonyme de développement

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9599 par

À Bully-les-Mines, c’est une véritable institution dans la fabrication d’escaliers qui vient d’être reprise par un jeune entrepreneur. Sa volonté est de capitaliser sur le savoir-faire de l’entreprise et la faire entrer dans le XXIe siècle avec des outils de communication et de modélisation numériques.  Il y a plus de 30 ans, Bruno Vaillant et […]

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D.R.

Au cœur de l’atelier de fabrication, Antoine Breux n’hésite pas à relever ses manches pour épauler ses six salariés.

À Bully-les-Mines, c’est une véritable institution dans la fabrication d’escaliers qui vient d’être reprise par un jeune entrepreneur. Sa volonté est de capitaliser sur le savoir-faire de l’entreprise et la faire entrer dans le XXIe siècle avec des outils de communication et de modélisation numériques. 

Il y a plus de 30 ans, Bruno Vaillant et Michel Delalleau créaient les escaliers Vaillant-Delalleau à Bullyles-Mines. “Ils étaient tous deux escaliéteurs. Suite à un licenciement économique, ils ont décidé de créer une entreprise qui faisait d’abord de la pose, puis de la fabrication d’escaliers”, présente Antoine Breux. Une entreprise axée sur le savoirfaire d’un personnel de métier. “C’est ce type d’entreprise que je cherchais à reprendre depuis plusieurs années”, poursuit Antoine Breux, qui, à 32 ans, a réalisé une véritable reconversion professionnelle. Titulaire d’un baccalauréat scientifique, le jeune homme avait entrepris des études pour devenir agriculteur : un DUT génie biologique complété par un BTS agriculture. “Mes parents étaient commerçants, je me suis rendu compte que c’était plus accessible, je me suis donc réorienté et fait un master marketing à l’IAE.” Il devient rapidement responsable commercial en région parisienne au sein du groupe Bouygues. Puis, de retour dans le Nord, Antoine se fait débaucher par Projex : “En relation avec les promoteurs et les architectes, j’avais pour mission de développer le marché français.” Reste qu’Antoine Breux voulait travailler à son compte. Il se met alors à la recherche d’une entreprise à reprendre et, tout à fait par hasard, fait la rencontre de Michel Delalleau : “Début 2014, je lui avais commandé un escalier pour mon domicile et lui avais posé la question.” Michel Delalleau lui répond penser sérieusement à une reprise. En janvier 2015, prétextant la commande d’un morceau de bois, Antoine reprend contact avec M. Delalleau. Quelques mois plus tard, les deux hommes tombent d’accord.

Une révolution. Le futur repreneur ne connaît rien à ce métier. Il décide donc de se former et a suit la même formation que Michel Delalleau avant de reprendre l’activité. “J’ai suivi trois mois de cours intensifs chez les Compagnons de Villeneuve d’Ascq et reçu de précieux conseils du cédant durant les premières semaines d’activité.” Le 1er janvier 2016, il reprend les rênes de cette société de six salariés, avec la volonté d’exploiter son potentiel en la faisant entrer dans le XXIe siècle : “L’entreprise ne communiquait pas, elle n’avait pas de site internet, tout fonctionnait par le bouche à oreille.”

Autre volonté du jeune dirigeant : se rapprocher des architectes et proposer des solutions innovantes et contemporaines aux artisans et particuliers. Et, il le souligne, les salariés sont très compétents : “C’est une véritable pépite que je viens de reprendre.” Une pépite qu’il souhaite garder à taille humaine en ne dépassant pas les dix salariés. Dans les années à venir, le développement de l’entreprise passera également par l’innovation, la mise en place d’outils de modélisation 3D et le numérique, “le tout en gardant le savoir-faire et la qualité des hommes”. Ayant déjà ouvert une agence dans le Nord avec la volonté d’exploiter le potentiel du marché lillois, le repreneur a de nombreuses idées pour se démarquer de la concurrence et pour que son entreprise devienne une référence à l’échelle du Nord – Pas-de-Calais.