3D Partner investit sur la zone d’activités Ecopolis

Un GIE à la conquête du marché de l’impression 3D

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9626 par

Cinq entreprises du Pas-de-Calais ont uni leurs forces autour d’un GIE, baptisé 3D Partner, qui rassemble un vaste panel de solutions d’impression 3D. Cette entité rassemble cinq technologies 3D complémentaires qui répondent à la majorité des besoins du marché.

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D.R.

Laurent Thueux et Arnaud Pommier, dirigeants d’Elanplast SC, se sont associés à trois autres PMI pour créer le GIE 3D Partner.

La mutualisation est un concept en vogue et elle s’applique également au monde de l’industrie. Ainsi, cinq entreprises du Pas-de-Calais ont créé un GIE (groupement d’intérêt économique), qui rassemble cinq technologies d’impression 3D. 3D Partner a vu le jour en décembre 2015, Elanplast SC (Tincques) et Perspectives (Arras) décidant dans un premier temps d’unir leurs forces. «Perspectives était à l’origine un sous-traitant d’Elanplast SC.  Nous nous étions deux PMI et nous voulions être présents sur le marché de la 3D. À la base, Elanplast SC réalise des pièces mécaniques en matière plastique, mais nous avons souhaité nous diversifier dans le domaine de la 3D. Nous avons donc investi dans des technologies qui sont complémentaires de celles que maîtrise Perspectives. D’autres PMI nous ont rejoints ensuite, 3D Metal-point, installée à Saint-Omer, et Desailly, implantée à Bouzincourt», explique Arnaud Pommier, dirigeant d’Elanplast et associé de Laurent Thueux. Au total, les quatre sociétés ont investi 1,5 million dans la concrétisation du GIE.  

Perspectives est spécialisée  dans la fabrication de pièces en résine via, notamment, la stéréolitographie. 3D Metal-point réalise de l’impression à partir de divers métaux dont du titane. Desailly maîtrise pour sa part les technologies de fusion de fils. Elanplast SC a amené au pot commun le frittage polyamide, générant des pièces en nylon. La société tincquoise a investi récemment dans une cinquième technologie assurant l’impression de pièces réalistes autour d’une palette de 16 millions de couleurs.

Une gamme étoffée de savoir-faire 3D.  L’ensemble de ses savoir-faire font du GIE un cas unique au nord de Paris, puisqu’il s’agissait de la seule structure proposant une offre aussi étoffée en matière d’impression 3D. «Dans les relations commerciales, le conseil est primordial. Nous orientons nos clients vers la solution idéale», souligne Arnaud Pommier. Ainsi, la 3D laisse augurer de nouvelles perspectives, elle permet par exemple de recréer des pièces qui n’existent plus. De même, elle peut être usitée dans la construction de prototypes à moindres coûts. Auparavant, il fallait financer des moules. «Les débouchés sont nombreux. Le marché se situe en phase d’émergence et nous avons choisi d’anticiper», indique Arnaud Pommier.   

Récemment, Elanplast SC a même été contacté par le gouvernement canadien pour produire une copie de la statue figurant au sommet du Mémorial de Vimy. «La 3D ne remplacera pas les technologies existantes, mais elle apporte de nouvelles possibilités», insiste Arnaud Pommier. Ce dernier et son associé ont investi dans la construction d’un bâtiment qui hébergera le GIE 3D Partner : «Le bâtiment est financé par Elanplast, cela fait partie de notre développement. L’installation de cet équipement se concrétisera sur la zone Ecopolis de Tincques, à deux pas de nos locaux actuels. Nous avons trouvé auprès de la communauté de communes de l’Atrébatie une oreille attentive. Pierre Guillemant, le président, et ses équipes nous ont soutenus  et ils ont fait preuve d’efficacité. Cet équipement constituera la vitrine du GIE et il s’agit de la première usine 3D des Hauts-de-France. Il hébergera aussi les salariés d’Elanplast ID, qui travaillent sur les aspects liés à l’ingénierie de notre entreprise.» Le chantier de ce bâtiment de 375 m² a débuté et il devrait être terminé pour la fin de cette année.