Un espace d’entraide entre managers sur la Côte d’Opale

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9631 par

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Alors qu’il existait huit clubs GERME Management a Lille, aucun n’était présent sur la Côte d’Opale. C’est désormais chose faite avec le club GERME Côte d’Opale Audomarois. 

D.R.

Laetitia Degrugillier a lancé le mouvement GERME sur la Côte d’Opale “pour que les managers n’aient pas à se déplacer à Lille pour partager leurs expériences”.

Le but de ce réseau est de former de petits groupes de travail entre managers pour travailler ensemble sur des problématiques concrètes et pour avoir une expérience d’avance”, annonce Lætitia Degrugillier, l’animatrice du nouveau club GERME Management. Avoir de l’avance en termes d’innovation managériale et sociétale, parce que le métier de manager demande de plus en plus de réactivité. “En soi, ce n’est pas compliqué, ajoutet-elle, mais le monde managérial avance vite. Les entreprises leaders de leur marché sont celles qui apprennent le plus vite que la concurrence.” C’est la raison pour laquelle des groupes d’une vingtaine de managers au maximum (pour l’heure, ils sont douze sur la Côte d’Opale) se réunissent huit fois par an, pour le moment au Channel, à Calais. “Le choix du lieu est important. Ce ne sont pas des réunions où on se rencontre autour d’une table en U, où le chef d’atelier parle et où les autres écoutent. On est actifs lors des réunions GERME. D’où le choix du Channel : il y a dans ce lieu une dimension artistique non négligeable.”

Thèmes. Les réunions qui auront lieu cette année concernent les outils collaboratifs et l’intelligence collective du travail de manager. Au programme, développer l’efficacité collective de ses collaborateurs, favoriser la progression des salariés en mettant en
avant leurs qualités, les styles de management et la reconnaissance, le codéveloppement et la vie en groupe, la gestion du stress des équipes, la gestion collaborative de projet, l’ouverture sur le monde… Autant de thèmes qui ont pour principal axe le développement des salariés et la collaboration avec ces derniers. Les managers présents à ces ateliers viennent de secteurs bien différents.

“Nous ne voulions pas de concurrents entre les différents managers présents à ces ateliers, justifie Laetitia Degrugillier. D’une part, pour avoir un très grand nombre de secteurs d’activité représentés, afin qu’ils puissent porter une vision différente du management. D’autre part, pour que l’ambiance reste bonne et que personne n’aie à surveiller ses paroles ou porter un masque envers un acteur de son secteur.” D’autre part, les managers de GERME sont des managers placés haut dans la hiérarchie. Deux raisons à cela. D’une part, ces derniers ont une marge de manoeuvre. D’autre part, Laetitia Degrugillier ne veut pas “faire de jaloux” : si certains managers avaient droit à ce type de services, pourquoi pas leur hiérarchie ? “Comme ce sont de petits groupes, il a fallu trancher…”Ainsi, des directeurs administratifs et financiers, des directeurs des ressources humaines sont bien sûr représentés, mais aussi le secteur sanitaire et social, l’industrie, l’enseignement… “J’essaie de trouver des managers dans le secteur de la culture et de la santé.”

Ce qui GERME au sein du réseau... Le réseau GERME apporte “une bouffée d’oxygène” aux membres des différents clubs. Si la sélection est rude – un manager pour 120 candidats selon Laetitia Degrugillier –, les managers qui composent le réseau y trouvent des solutions pour leurs différents problèmes professionnels. Le fait que différents secteurs d’activité soient représentés apporte une vision différente à l’approche de chacun des managers du réseau. Le nombre restreint de chaque groupe aide à trouver des solutions rapides. “Lorsqu’on vient pour une session de l’atelier, l’après-midi la pratique se met déjà en place.” De plus, périodiquement, deux jours de séminaire sont mis en place, pendant lesquels les différents membres de GERME en France peuvent échanger et naviguer entre différents ateliers proposés.