Visite à Calais d'une délégation britannique

Une indispensable coopération transfrontalière

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9629 par

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CAPresse

Après le discours de Natacha Bouchart, chacun a pu échanger autour de projets communs ou de synergies à créer.

Une délégation d’élus et d’entrepreneurs britanniques a visité la ville de Calais ce 2 mars. Le but avoué était de «créer les conditions d’un rapprochement» entre Calais et ses voisins…

Une bonne partie des représentants du monde économique et des élus calaisiens étaient présents à cette rencontre organisée afin de rapprocher les mondes économiques des deux côtés de la Manche, à un moment historique pour l’économie britannique. «La nécessité de collaborer sur des sujets qui rassemblent Calais et la Grande-Bretagne est évidente», peut-on lire dans le communiqué de la mairie.

Brexit. «La Grande-Bretagne ne sera bientôt plus dans l’Union européenne, mais elle restera toujours dans l’Europe, commence le maire de Calais, Natacha Bouchart, en face de la délégation britannique. Et je suis convaincue que Calais peut être ce trait d’union qui nous rapproche.» Il est vrai que la Ville de Calais redouble d’efforts depuis l’été dernier pour se rapprocher du Royaume-Uni. Publicité dans la presse outre-Manche, venue de délégations anglaises à Calais, déplacement de la délégation calaisienne au Royaume-Uni : les efforts de rapprochement transfrontalier ont été nombreux.

Pratique ? D’un point de vue pratique, les différents acteurs des secteurs d’activité en présence ont pu échanger autour d’un repas organisé par la mairie. La dirigeante d’Old Daisy Brewery, une brasserie britannique, a ainsi pu discuter avec les représentants locaux de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) afin de discuter des modalités de distribution des différentes gammes de bières. «J’exporte en Allemagne, mais pas en France. J’aimerais bien commencer à Calais, qui n’est pas loin de l’Angleterre. Je suis arrivée à une telle taille qu’il est désormais important pour moi de trouver des marchés. J’ai pris contact avec Calais Vins il y a deux semaines [lors de la première visite d’une délégation britannique à Calais, ndlr], je voulais voir s’il était possible d’approcher les cafés.» Pour Pierre Nouchi, président de l’UMIH du Pas-de-Calais, l’intérêt d’un tel événement est aussi bien réel : «En tant qu’hôteliers, il faut que la ville de Calais soit mise en lumière. Il faut que Calais soit reconnue comme ville touristique. À Calais, on pensait qu’on ne faisait qu’y passer, mais ce n’est pas le cas.» On aurait pu croire que l’événement n’était que purement théorique et participait juste à une politique de rapprochement entre territoires. Dans les faits, ce rapprochement participe à la bonne santé du tissu économique calaisien et on ne peut que s’en réjouir…