Salon "Made in Hainaut" : la 3e édition est lancée

Avec une belle ouverture à l’international

Publié dans l'édition Nord N. 8829 par

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

D.R.
De g. à dr. : Michel Reiser, Olivier Delattre, Alain Bocquet, Ali Benamara et Gérald Thuru.

D.R.

Lors de la précédente édition, à Wallers-Arenberg, en 2015, sur l’ancien site minier devenu site de l’image.

Le 21 mars, jour de la présentation de la 3e édition, 238 entreprises des Hauts-de-France et de plus loin avaient déjà manifesté leur intérêt à participer à ce rendez-vous présenté comme unique au nord de paris. C’est, disent les organisateurs, le 4e salon en nombre d’exposants dans la région, mais le 1er dans sa catégorie. Rappelons que ses organisateurs sont l’association Porte-du-Hainaut développement et la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut (CAPH) qui apporte l’appui financier (le budget est de l’ordre de 500 000 euros). Alain Bocquet, président de la CAPH et de l’agence, a redit les raisons de cet engagement : «Notre but n’est pas de faire du bénéfice, juste d’équilibrer les comptes, de rendre service à l’économie de notre territoire et de la région».

Les précédentes éditions ont eu lieu en 2013 et 2015.

 

Objectifs et intentions. Olivier Delattre, directeur du pôle développement économique de la CAPH, a précisé les objectifs à atteindre cette année : 250 exposants, 5 000 visiteurs, 6 000 m2 d’espace à remplir (35 % de plus). Il a aussi rappelé les intentions : réunir les acteurs clés du territoire (grands comptes, PME, TPE, start-up, collectivités, partenaires institutionnels, associations professionnelles…) ; maintenir une organisation assurée par les entreprises elles-mêmes (elles sont une vingtaine à se réunir chaque mois sous la présidence de Jean-Michel Hiolle) ; garder une logique professionnelle à un salon qui est avant tout «d’affaires».

 

L’industrie bien placée. Alain Bocquet a insisté sur le fait que l’industrie représentait encore 40% de l’économie du territoire de la CAPH, alors que la moyenne pour le Nord – Pas-de-Calais serait plutôt de 20%. L’industrie sera bien représentée, de même que d’autres grands secteurs de l’économie : travaux publics, logistique et transport (avec l’arrivée d’une association Safran/Air France KLM), services… Les domaines de l’image, de l’art, du tourisme d’affaires, des nouvelles technologies, de l’environnement figureront aussi parmi les exposants. Pour ces derniers, la proportion de «fidèles» est estimée à 60%. Les «nouveaux», a-t-il été souligné, sont parfois des visiteurs venus en reconnaissance et revenus comme exposants. On peut noter que des intercommunalités, en dehors de la CAPH, ont annoncé leur venue : Valenciennes Métropole, certaines de la Sambre-Avesnois. La Région, qui a des compétences intéressant les entreprises, sera là aussi. Et, n’oublions pas que la commande publique est un des moteurs de l’économie.

 

Ouverture à l’international. Dans l’édition 2017, l’ouverture à d’autres pays – et pas seulement à la Belgique – fait partie des nouveautés. Ce domaine aura un stand dédié et sera illustré de conférences. Des délégations seront accueillies : Allemagne, Benelux, Norvège, Algérie, Viêtnam… Ces deux derniers pays ont des économies notoirement en croissance. Les organisateurs se sont accordés à reconnaître qu’il y aurait, cette année, une véritable «connexion au monde». Des traducteurs seront présents.

 

Convivialité et business. Alain bocquet a eu cette formule : il s’agit d’un salon «bon enfant et conquérant». En écho, des chefs d’entreprise, présents dans le comité de pilotage, ont témoigné sur l’aspect vitrine des savoir-faire, promotion de la région et le business généré par ce rendez-vous. Mais pas seulement : «ce n’est pas un salon corporatiste», a dit Michel Reiser (association Aéropark, entreprises La Clé des sols et SHEPP), constatant aussi : «Ici, ce n’est pas un salon où les exposants se regardent en chiens de faïence, mais plutôt un salon où les réseaux et l’émulation entre participants sont à l’honneur.» Gérald Thuru (ATOM) a insisté, quant à lui, sur le fait que l’on y montrait des métiers pas forcément connus et que le Hainaut était à ce titre un véritable «vivier» à découvrir, y compris par les jeunes (voir encadré). Il donne aussi, a-t-il ajouté, l’occasion d’inviter ses clients. Ali Benamara, président de la commission développement économique de la Porte du Hainaut, a de son côté insisté sur la «convivialité» de ce salon.

 

ENCADRE 1

Côté animations : des lycéens seront présents

 

Côté animations, il a été annoncé la présence d’un plateau télé proposant des directs, des sujets courts, des interviews, avec du rythme et du participatif. Le pavillon principal de 5 000 m2, installé sur l’ancien site minier de Wallers-Arenberg, sera équipé d’écrans dans ses différents espaces. Même si ce n’est pas un rendez-vous grand public, ni un lieu dédié aux recrutements (un autre salon existe sur ce thème), les jeunes seront présents. C’est une volonté des organisateurs. Cela se traduira par un «défi jeunes» le vendredi après-midi à 14h. Le but est de les attirer vers des industries et des métiers qu’ils ne connaissent pas ou qui manquent de bras.

Concrètement, sept équipes de cinq à six lycéens du Valenciennois, encadrés par un professionnel, un membre du conseil de développement et un responsable d’entreprise, ont été invitées à présenter, en dix minutes maxi, une entreprise exposante. Chaque équipe a carte blanche et devra faire preuve d’originalité et de cohésion.

Signalons qu’une « urne à CV » sera à la disposition des jeunes visiteurs et que rien ne les empêche de nouer des contacts avec les entreprises présentes.

 

ENCADRE 2

Le programme

Jeudi 18 mai. Ouverture de 9h à 19h. Une soirée professionnelle sur invitation suivra la nocturne. Le jeudi, il y aura deux « business meetings » réservés aux exposants (à 14h30 et 16h15) et une table ronde sur les opportunités d’affaires et de partenariats avec l’Algérie.

Vendredi 19 mai. Ouverture du salon de 9h à 17h, avec, à 9h30, une table ronde sur les opportunités d’affaires et de partenariats avec le Viêtnam et un «business meeting export» à 11h.

 Celui-ci est encore susceptible d’évoluer. Plus d’infos sur www.salon-madeinhainaut.com