Visite du nouveau ministre de l'Economie sur le site d'Arc international

Bruno Le Maire se réjouit du redressement de la verrerie

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9640 par

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Bruno Le Maire a pu constater à cette occasion le redressement de l’entreprise et de son outil industriel. Arc a ainsi réalisé au premier trimestre des résultats supérieurs à ceux des années précédentes. Selon Tristan Borne, «le conseil d’administration a constaté que la situation s’est redressée. On avait fait 20 millions d’euros de marge brute d’exploitation en 2016 sur le site, à fin avril on est déjà à 10 millions d’euros», a-t-il déclaré. Ce redressement fait suite à l’arrivée dans le groupe, en mars 2015, de nouveaux investisseurs menés par Dick Cashin. Ceux-ci ont investi 60 millions d’euros dans l’entreprise dans le cadre d’un plan soutenu par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie. A ce nouvel investissement s’est ajouté le soutien financier d’un consortium de fonds souverains. Arc est ainsi le premier investissement en France du RDIF (Russia Direct Investment Fund, le fonds souverain russe) conjointement avec CDC International Capital, une filiale de la Caisse des dépôts et consignations. Ce consortium a déjà mis 50 millions d’euros à disposition de l’entreprise à l’automne 2016. Au total, Arc a investi 200 millions d’euros dans son outil de production depuis deux ans. L’entreprise a pu annoncer, ce 19 mai, le versement de 10 millions d’euros de la part de son actionnaire principal Richard Cashin et 25 millions d’euros de la part du consortium de fonds souverains.

 

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Tristan Borne guide Bruno Le Maire lors de la visite du site.

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Le ministre échange avec les représentants du personnel autour d’un café.

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Echanges avec les salariés.

 

Cap sur la productivité«Il s’agit désormais de travailler sur la productivité, a dit Tristan Borne. Arc international est engagé depuis février dans un plan d’amélioration de l’exploitation prévoyant 40 millions d’économies en année pleine, dont 17 millions pour 2017.» Ce plan prévoit une quarantaine d’actions, dont l’optimisation de la logistique et la simplification des process. Le groupe Arc international, leader mondial de la verrerie et des arts de la table, emploie 5 300 personnes sur son site historique d’Arques, dans le Pas-de-Calais, et réalise un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros. Cet acteur incontournable de l’économie locale est pour le moins scruté par tous les acteurs. «Nous avons engagé une nouvelle stratégie qui aujourd’hui porte ses fruits et donne des résultats, ajoute Agathe Morscher, directrice produit à Arc international. La stratégie du groupe consistait à relancer des marques, l’investissement et l’innovation. Nous avons innové au niveau de nos fours, de l’outil industriel ainsi que dans la qualité des matériaux.» Arc gère plusieurs marques couvrant toute la gamme des arts de la table : Arcopal, relancée en mode «néo-vintage» ; Luminarc, présente en hypers ; Arcoroc destiné à la restauration comme Chef et Sommelier. Le fameux cristal d’Arques commençait quant à lui à piquer du nez, passant à moins de 10 millions d’euros de chiffre en 2016 contre 150 millions d’euros en 2000. Le verre avait remplacé le cristal et les clients cherchaient la sonorité cristalline. Cristal d’Arques a finalement opté pour le cristallin comme ses concurrents, dont la teneur en métaux lourds n’excède pas 10%, et a relancé cette marque qui fait encore la notoriété du verrier.

Après la visite du site qui a duré plus d’une heure, Bruno Le Maire a rencontré l’ensemble des représentants du personnel et partagé leurs attentes autour d’un café.

Lucy DULUC