Formation

Dans le supérieur, l’apprentissage attire toujours plus de jeunes

Publié dans l'édition Nord N. 8831 par

La Journée des apprentis du supérieur, qui a réuni fin avril un peu plus de mille jeunes à Villeneuve d’Ascq, intervient alors que la région, comme huit autres sélectionnées, s’apprête à tester le dispositif de l’apprentissage jusqu’à 30 ans au lieu de 26, dans le cadre de la loi Travail du 8 août 2016.   […]

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La Journée des apprentis du supérieur, qui a réuni fin avril un peu plus de mille jeunes à Villeneuve d’Ascq, intervient alors que la région, comme huit autres sélectionnées, s’apprête à tester le dispositif de l’apprentissage jusqu’à 30 ans au lieu de 26, dans le cadre de la loi Travail du 8 août 2016.

 

D.R.

Frédéric Sauvage, directeur de Formasup, entouré de quelques apprentis du supérieur...

 

Convivialité et bonne humeur de jeunes gens pleins d’optimisme. Le 28 avril, environ 25% des 4 200 apprentis du supérieur que compte le Nord – Pas-de-Calais se sont livrés à diverses activités au Stadium Lille Métropole. La Journée des apprentis du supérieur était à sa 11e saison. Faut-il voir dans l’optimisme qui se lisait sur les visages le reflet de la bonne santé d’un modèle de formation en termes de débouchés professionnels ? Frédéric Sauvage, le directeur de Formasup, le CFA de l’apprentissage dans le supérieur, fait savoir : « Aujourd’hui il y a chez les jeunes une aspiration grandissante pour l’apprentissage dans le supérieur en raison du lien fort à la pratique de ce modèle de formation. » Il y a seulement quelques années le grand public ignorait jusqu’à l’existence de la formation en alternance dans le supérieur. Dans le contexte de chômage de masse, le public a ouvert les yeux sur des filières réputées ouvrir sur l’emploi. « On estime à 90% le taux d’insertion professionnelle à six mois dans les formations en alternance dans le supérieur, indique Frédéric Sauvage. On peut y préparer des diplômes allant du DUT jusqu’au master ou ingénieur. En particulier dans le Nord – Pas-de-Calais un quart des filières concernent des formations d’ingénieur. » Des filières prisées par les entreprises pour une caractéristique décisive : l’expérience professionnelle des diplômés. « Quand ils arrivent sur le marché du travail, nos jeunes diplômés affichent déjà deux à cinq ans d’expérience professionnelle. Ils sont matures, peuvent travailler en équipe… Par conséquent ils rassurent et donnent confiance à l’employeur. » Frédéric Sauvage évoque même un « mouvement massif vers l’apprentissage du supérieur en Nord – Pas-de-Calais« . L’ensemble des filières se développe sur un rythme de 5 à 10% de hausse en moyenne par an. À la rentrée universitaire 2017-2018, dix nouvelles filières s’ajoutent aux 120 déjà existantes, sur des métiers aussi diversifiés que la sécurité, le big data, les réseaux informatiques, le marketing, le management etc.

Un développement accompagné par la Région qui, en 2017, y a investi 30 M€. Le Conseil régional a aussi décidé de porter de 33 000 à 50 000 le nombre d’apprentis dans les Hauts-de-France. Parmi les nouveaux figureront sans doute des apprentis de la tranche d’âge de 27 ans à 30 ans. Car la région est un des neuf territoires pilotes désignés pour expérimenter l’apprentissage jusqu’à 30 ans contre 26 ans aujourd’hui. « Le test va démarrer dans les semaines qui viennent, explique Frédéric Sauvage. Entreprises et CFA (dont Formasup) accueillent actuellement les jeunes (dont des plus de 26) qui rejoindront à la rentrée de septembre les bancs de la formation.«  Les nouveaux ont même la possibilité de démarrer en entreprise trois mois avant le début de la formation.