De l’autre côté de la frontière

Publié dans l'édition Nord N. 8831 par

Menace sur 160 emplois chez Bombardier Bruges. La direction européenne du constructeur de trains et de trams a annoncé, à l’occasion d’un conseil d’entreprise extraordinaire, la suppression probable d’un tiers de ses emplois, soit 160 postes. Bombardier avait déjà annoncé la suppression de toutes les activités de production du site, ne conservant que l’assemblage final, les […]

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Menace sur 160 emplois chez Bombardier Bruges. La direction européenne du constructeur de trains et de trams a annoncé, à l’occasion d’un conseil d’entreprise extraordinaire, la suppression probable d’un tiers de ses emplois, soit 160 postes. Bombardier avait déjà annoncé la suppression de toutes les activités de production du site, ne conservant que l’assemblage final, les tests d’essai et la mise en circulation des trains et trams sur Bruges. «Ceci pourrait s’accompagner d’une réduction du personnel de 90 travailleurs et 70 employés. Dans les semaines à venir, nous allons nous concerter avec nos partenaires sociaux pour que la procédure se déroule de façon correcte et pour minimiser la transformation, tant pour nos collaborateurs que pour nos clients», a indiqué la multinationale canadienne.

L’investissement saoudien dans le port d’Anvers est annulé. Deux ans auparavant, le port d’Anvers avait annoncé la reprise de l’ancien site automobile Opel (88 hectares) par l’entreprise saoudienne de traitement de déchets chimiques Energy Recovery Systems (ERS). Cet investissement de 3,7 milliards d’euros, qui devait créer 900 emplois dans le port d’Anvers, a été annulé en raison du retard de l’entreprise saoudienne à satisfaire aux exigences et garanties réclamées par le port anversois. De fait, le conseil d’administration de l’entreprise portuaire a confirmé qu’il allait lancer un appel d’offres international afin de trouver un nouvel investisseur pour le projet du site dénommé «Churchill». Selon l’échevin du port, Marc Van Pell, les investisseurs industriels «qui peuvent créer de l’emploi dans une large mesure et apporter une valeur ajoutée» seront prioritaires.

Umicore annonce un programme d’investissement de 300 millions d’euros dans les batteries pour voitures électriques. Le 7 mai dernier, le groupe belge, spécialisé dans le développement de technologies et matériaux avancés (pour la production de cellules solaires de haute qualité dans les satellites, batteries rechargeables, applications LED, catalyseurs, etc.), a annoncé son intention d’investir 300 millions d’euros dans l’optique d’accroître sa capacité de production en matériaux cathodiques NMC (nickel-manganèse-cobalt), à destination des batteries rechargeables (lithium-ion) des voitures électriques et hybrides, ceci sur la période 2017-2019. En effet, l’entreprise mise sur une augmentation de la demande de ce type de produit. «La demande en produits NMC d’Umicore évolue significativement, plus rapidement que le marché, et l’augmentation de capacité permettra à Umicore de répondre à une hausse importante des commandes clients», précise l’entreprise dans un communiqué. Ce programme d’investissement d’Umicore comprendra de nouveaux investissements en Corée du Sud et en Chine, respectivement dans les villes de Cheonan et Jiangmen. Selon Umicore, cet investissement multipliera par plus de six la capacité totale d’ici à 2020 (par rapport à 2015).

La journée Chantiers ouverts a attiré un nombre record de visiteurs. La 11e édition de la journée Chantiers ouverts organisée le 7 mai dernier, dont le thème portait sur la rénovation et le savoir-faire, a drainé, selon les organisateurs, près de 82 000 personnes (contre 78 000 en 2016) sur les 170 chantiers ouverts au public. L’édition 2017 de la campagne d’image annuelle de la Confédération Construction proposait de visiter une offre variée de chantiers : pistes de ski indoor, hôpitaux, travaux d’infrastructures, piscines, grands ouvrages hydrauliques, etc. Les chantiers ayant attiré le plus de monde sont l’hôpital Sint-Maarten à Malines (8 000 visiteurs), la Maison provinciale à Anvers (5 000), la clinique Montlégia à Liège (4 500), comme le projet urbain Turnova à Turnhout (4 500). «Ce sont des chiffres auxquels on n’osait pas rêver», a expliqué Véronique Vanderbruggen, porte-parole de la Confédération Construction.

L’administration Trump ordonne une taxe antidumping contre l’acier belge. Les autorités américaines ont décidé de la mise en place d’une taxe à l’importation de l’acier – pas d’effet rétroactif au-delà du 14 novembre 2016 – en provenance de huit pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Corée du Sud, France, Italie, Japon et Taiwan) qui pratiqueraient un dumping sur l’acier sur le marché américain. De fait, la commission américaine du commerce international (ITC) estime que l’industrie locale est défavorisée par l’importation «d’acier plat carbone coupé à longueur». Selon un porte-parole d’ArcelorMittal, la mesure ne vise pas les sites de Gand et de Liège.