De l’autre côté de la frontière

Publié dans l'édition Nord N. 8829 par

L’aéroport de Liège à nouveau connecté à la Chine. Six mois après l’arrêt des liaisons effectuées par le tour-opérateur U-Tour (entre le printemps 2015 et l’automne 2016), la compagnie russe VIM Airlines a désormais pris le relais, en assurant la liaison entre Liège et huit villes de Chine (Xi’An, Shenyang, Wuhan, Changsha, Fuzhou, Taiyuan, Zhengzhou […]

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L’aéroport de Liège à nouveau connecté à la Chine. Six mois après l’arrêt des liaisons effectuées par le tour-opérateur U-Tour (entre le printemps 2015 et l’automne 2016), la compagnie russe VIM Airlines a désormais pris le relais, en assurant la liaison entre Liège et huit villes de Chine (Xi’An, Shenyang, Wuhan, Changsha, Fuzhou, Taiyuan, Zhengzhou et Chengdu). Grâce au retour de ces vols (trois vols assurés en avril, cinq en mai et huit hebdomadaires dès cet été), l’aéroport de Liège espère accueillir dès 2017 près de 100 000 passagers en provenance de Chine. En outre, la compagnie russe, dont la flotte est composée de 17 avions, proposera des vols entre la ville wallonne et Moscou ou Saint-Pétersbourg à un tarif inférieur à 200 euros.

La Flandre-Occidentale recherche de la main-d’œuvre. Selon les chiffres du VDAB (service public de l’emploi en Flandre) et de l’organisation patronale Unizo, la pénurie de main-d’œuvre locale s’accentue. En effet, actuellement chaque offre d ‘emploi émise dans la province ne compte «que» 5,2 demandeurs d’emploi, un record. De fait, le taux de chômage en Flandre-Occidentale se situe à 5,5% (1,5% sous la moyenne flamande). Les entreprises, notamment les petites et moyennes, pâtissent de cet état. Elles ne parviennent plus à trouver du personnel adapté dans des secteurs aussi variés que l’alimentaire, le textile ou la logistique. D’autant que pour certains métiers comme ceux de mécanicien ou infirmier(ère), les offres d’emploi sont plus importantes que la demande. Le VDAB et l’Unizo comptent s’appuyer sur la Wallonie et sur la France pour répondre aux besoins des entreprises locales en main-d’œuvre.

Quatre magasins Blokker sauvés. C’est à l’issue d’un conseil d’entreprise extraordinaire, avec un front commun syndical représentant le personnel belge, que l’information est tombée : un quatrième magasin (à Diest, en Brabant flamand), après ceux de Renaix, Poperinge et Evergem (sur les 69 du groupe néerlandais en Belgique), allait être sauvé. Le 7 février dernier, le groupe Blokker avait annoncé une restructuration de ses activités en Belgique, menaçant directement 302 emplois. Depuis, les syndicats tentent de réduire au maximum le nombre de fermetures. «Comme nous l’avons fait pour les propriétaires extérieurs au groupe, nous avons demandé à la famille Blokker, qui est propriétaire d’une quarantaine de magasins, de faire elle aussi un effort sur les loyers qui lui sont versés. Aujourd’hui, nous avons reçu une réponse favorable concernant un ou deux magasins, dont un situé en Wallonie. Au total, sept magasins pourraient être sauvés. L’effort de la famille Blokker montre qu’elle croit en l’avenir de ses magasins en Belgique», a indiqué Vicky Hendrick, membre du syndicat libéral.

Déplacement d’une mission économique en Inde pour inaugurer la liaison Bruxelles-Bombay. Pieter de Crem, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, entouré d’une vingtaine de chefs d’entreprise, a conduit une mission économique du 24 avril au 27 avril en Inde. Celle-ci s’est tenue à l’occasion de l’inauguration de la liaison directe entre Bruxelles et Bombay, assurée par la compagnie Brussels Airlines à raison de cinq vols hebdomadaires. En marge de cet événement, il a été question du commerce du diamant (les nouveaux bureaux du Conseil supérieur du diamant étaient inaugurés dans la ville indienne), qui représente près de 80% des exportations belges vers l’Inde. La balance commerciale entre les deux pays penche nettement en faveur de la Belgique, puisque, en 2016, plus de 8,1 milliards d’euros de biens ont été exportés vers l’Inde (huitième client de la Belgique) par plus d’un millier d’entreprises belges. Dans le même temps, les exportations indiennes vers la Belgique ont atteint 4,3 milliards d’euros (15e fournisseurs de la Belgique). 

Les voitures belges ont moins la cote en Afrique. Selon la Banque nationale belge (BNB), depuis 2013, le nombre total de voitures exportées vers l’Afrique est passé de 516 919 à 241 962 en 2016, soit une baisse de 53%. Depuis deux ans, l’activité connaît un fort ralentissement, illustré par les exportations vers le Bénin, jusqu’ici principal destinataire des occasions belges. En 2014, Cotonou avait importé 178 100 voitures (179 millions d’euros), ce chiffre a chuté à 111 656 véhicules en 2015 (139 millions d’euros), pour n’atteindre que 11 500 en 2016 (16,8 millions). Ainsi, le total des exportations de véhicules depuis la Belgique aurait rapporté 1,2 milliard d’euros en 2016 (contre 1,6 milliard en 2015).