ÉCHOS DU ROYAUME-UNI

De l’autre côté du Channel…

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9637 par

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Croissance plus faible que prévue. À mesure que l’inflation continue d’augmenter, la baisse du pouvoir d’achat affaiblit la consommation, ce qui impacte négativement la croissance. En effet d’après l’Office for National Statistics (ONS), celle-ci n’est que de 0,3% pour le premier trimestre 2017, contre 0,7% pour la fin 2016. Ce niveau est le plus faible rencontré en un an. L’annonce du Brexit ayant fait chuter le cours de la livre sterling, le niveau des prix à la consommation ne cesse de croître, notamment en augmentant le prix des importations. S’il est encore trop tôt pour affirmer que l’économie britannique va rentrer dans le rouge, la pression sur les consommateurs semblera durer toute l’année. Même si le Brexit n’a pas encore eu lieu, cette nouvelle est de mauvais augure alors que l’Europe retrouve son dynamisme. 

Premiers vols sans escale pour l’Australie annoncés. Le 25 mars 2018, un avion de la compagnie australienne Quantas décollera de l’aéroport londonien de Heathrow, pour atterrir 17 heures plus tard à Perth, en Australie-Occidentale. Celui-ci représentera le premier vol  sans escale avec passagers pour l’Australie. Le prix moyen pour ce vol de 14 500 kilomètres est d’environ mille euros. Le Boeing 787 Dreamliner accueillera 42 passagers en «business class suites», 28 en «premium economy» et 166 en «economy». Actuellement, les vols pour l’Australie ont soit une escale en Asie (Hong Kong ou Singapour), soit dans la péninsule arabique (Doha ou Dubaï). Ce vol, qui sera le plus long au départ de la capitale britannique, n’est pas pour autant le plus long vol avec passagers, le record étant Doha-Auckland proposé par Qatar Airways.

Affaire de fraude fiscale dans la Premier League. L’administration fiscale britannique, Her Majesty’s Revenue and Custom (HMRC), a annoncé avoir arrêté plusieurs personnes travaillant dans le football professionnel pour «fraude fiscale aggravée et blanchiment de fraude fiscale aggravée». L’enquête, menée conjointement par les autorités britanniques et françaises, vise les clubs de West Ham et de Newcastle. En effet, les accusations porteraient sur plusieurs transferts de joueurs de football entre des clubs français et des clubs de la Premier League. 

Le retour de Tony Blair en politique pour combattre le Brexit. À 63 ans, l’ancien Premier ministre britannique souhaite se réengager en politique afin de contrer un Hard Brexit, tout en venant au secours du parti travailliste, à sept semaines des élections législatives. S’il ne veut ni briguer un siège de député, ni prendre la tête du parti, Tony Blair affirme qu’il ne peut pas ne rien faire dans ce moment historique, tout en sachant qu’il devra affronter de nombreuses critiques. Selon l’ancien Premier ministre, «le marché unique européen, c’était la Ligue des champions en matière commerciale. Un accord commercial entre le Royaume-Uni et l’UE serait comme tomber en deuxième division. Nous nous reléguons nous-mêmes»…

Sondage : une majorité de déçus par le Brexit. D’après un sondage publié par The Times le 27 avril dernier, 45% des personnes interrogées affirment regretter le choix du Brexit, contre 43% l’approuvant et 12% d’indécis. La question posée par les sondeurs était : «Avec du recul, pensez-vous que le Royaume-Uni a eu raison ou tort de voter pour quitter l’UE ?». D’après le même sondage, 85% des personnes ayant voté en faveur du Brexit sont toujours satisfaites de leur choix. En matière économique, 39% des répondants pensent que la situation sera pire une fois le Royaume-Uni en dehors de l’UE, contre 28% qui pensent au contraire que celle-ci va s’améliorer. Entamées le 29 mars 2017, les négociations pour la sortie du Royaume-Uni devraient durer deux ans.

L’activité britannique se concentre dans deux régions. Le Trade Union Congress (TUC), l’organisation rassemblant les syndicats britanniques, s’inquiète de la concentration de l’activité britannique à Londres et au Sud-Est, et appelle les partis politiques à présenter leurs plans pour dynamiser le reste du pays. En effet, d’après l’organisation, ces deux entités représenteront 40% de la production nationale d’ici 2020 (24,8% pour Londres et 15,4% pour le Sud-Est). Parmi les revendications du TUC, il y a le souhait d’atteindre 50% d’énergies renouvelables d’ici 2030, afin de profiter de la création d’emplois verts dans les régions qui en ont le plus besoin. De son côté, lIndustrial Communities Alliance, l’organisation représentant les autorités locales des régions industrielles, demande la création d’un fonds de développement régional de 1,5 milliard de livres (1,8 milliard d’euros), afin de compenser la perte des fonds européens suite au Brexit.