Tourisme, économie, culture…

L’abbaye de Belval se structure dans tous les domaines

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9640 par

L’abbaye de Belval affine sa stratégie. Le chiffre d’affaires progresse et il atteignait l’an dernier les 900 000 €. Les dirigeants de la SAS Abbaye de Belval ne souhaitent pas s’arrêter en si bon chemin et les initiatives autour de ce magnifique site ne cessent d’émerger.

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D.R.

L’installation de chaudières à plaquettes de bois cadre avec la dimension sociale du projet Belval.

Initié depuis 2012, le projet déployé autour de l’abbaye de Belval, située dans la petite commune de Troisvaux, prend de l’ampleur.  L’offre de services s’étoffe et les initiatives se multiplient. Estampillé du sceau de l’économie sociale et solidaire, le développement de l’abbaye avance. Tout d’abord, la fromagerie, fer de lance du site, affiche un niveau de production de 35 tonnes par an. «Chaque année,  nous progressons de 5 tonnes. Nous avions démarré à 20 tonnes. La gamme se complète et le floral connaît un franc succès. Parallèlement, nous avons sorti notre bière qui n’est commercialisée que dans la boutique de l’abbaye. Nous avons aussi lancé toute une gamme de produits sous la marque Belval, des saucissons, pâtés, gâteaux… Nous travaillons avec des petits producteurs locaux», explique Marc Sockeel, directeur de la SAS Abbaye de Belval.

Forte de 30 000 visiteurs annuels, l’abbaye constitue également une locomotive de l’essor touristique du Ternois, tout en conservant sa dimension spirituelle. La direction propose des visites guidées du parc et des bâtiments… mais également des visites insolites, un concept qui dénote, comme le confie Marc Sockeel : «On emmène le visiteur là où on ne va jamais. On découvre des parties plus retirées, l’envers du décor. Ces visites plaisent énormément.» Le site dispose également d’un hôtel, de gîtes et de salles de séminaires. Incontestablement, le cachet de ce vaste édifice niché dans son écrin de verdure séduit entreprises et particuliers. A ce titre, un gros effort a été consenti pour accroître et harmoniser la signalétique sur le site.

Devenir propriétaire, une priorité. L’abbaye de Belval représente également un lieu d’expression culturel. Ainsi, 18 événements sont programmés pour cette année. Le planning des expositions temporaires est même bouclé pour les deux ans à venir.   

Le lieu reste aussi propice au lancement d’activités solidaires. Par exemple, une ferme maraîchère va être créée sur 3 hectares et elle emploiera neuf personnes en contrat d’insertion. La vocation sociale de l’abbaye s’exprime également avec le centre d’hébergement d’urgence qui a nécessité le recrutement de quatre personnes.

Marc Sockeel et ses équipes travaillent aussi sur la rénovation de cet édifice. Le chauffage va faire l’objet d’une refonte totale autour d’une initiative originale et ambitieuse. «Nous avons pris des parts dans la SCIC Energie citoyenne et trois chaudières à plaquettes de bois vont être installées au sein de l’abbaye, deux cette année et une l’an prochain. La SCIC sera propriétaire des chaudières ; elle gérera leur entretien, elle nous fournira le combustible et nous lui achèterons les kW d’énergie consommée. Nous nous inscrivons dans un cercle vertueux, puisque le bois est une énergie renouvelable et les plaquettes sont fabriquées localement», précise Marc Sockeel.

La direction de la SAS planche également sur le rachat des locaux. «Actuellement, nous sommes locataires. L’acquisition permettrait de franchir un grand pas dans notre développement», insiste Marc Sockeel. La SAS Abbaye de Belval souhaite devenir propriétaire afin, notamment, de faire rentrer de nouveaux partenaires dans cette belle aventure.         

D.R.

De gros efforts ont été réalisés pour densifier et harmoniser la signalétique.