De l’autre côté de la frontière

Publié dans l'édition Nord N. 8840 par

L’usine d’ArcelorMittal à Gand figure parmi les plus polluantes d’Europe. Selon un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement publié le 10 juillet dernier et relayé par nos confrères du Standaard, prenant en compte les chiffres de 2015, l’usine d’ArcelorMittal basée dans le port de Gand fait partie des plus polluantes en Europe. Cela s’explique notamment en […]

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L’usine d’ArcelorMittal à Gand figure parmi les plus polluantes d’Europe. Selon un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement publié le 10 juillet dernier et relayé par nos confrères du Standaard, prenant en compte les chiffres de 2015, l’usine d’ArcelorMittal basée dans le port de Gand fait partie des plus polluantes en Europe. Cela s’explique notamment en raison de mauvais résultats en matière de métaux lourds et de particules fines (pm10). En effet, en 2015, le site gantois occupait la quatrième place en Europe pour les émissions de métaux lourds (cadmium, mercure et plomb), soit 5,8% de l’ensemble des émissions européennes. Quant aux particules fines, l’usine d’ArcellorMittal Gand se positionne à la neuvième place européenne avec 1,5% des émissions continentale. D’après le rapport de l’Agence européenne pour l’environnement, les grands pollueurs – catégorie dans laquelle se trouve l’usine de Gand – se situent notamment au Royaume-Uni (14), en Allemagne (7), en France (5) et Pologne (5). L’institution européenne a étudié huit importants polluants de l’air et de l’eau émis par près de 35 000 sites industriels et 3 400 centrales énergétiques.

130 000 véhicules Volkswagen liés au dieselgate circuleraient toujours en Belgique. L’association de défense de consommateurs Tests-Achats révèle que près de 130 000 véhicules de la marque allemande équipés du logiciel frauduleux seraient encore en circulation en Belgique. Le scandale, qui avait éclaté en 2015, révélait que certains véhicules des marques du groupe allemand (Audi, Skoda, Seat, Porsche) avaient été équipés d’un logiciel qui réduisait les émissions d’oxyde d’azote durant les tests d’homologation. Entre 2009 et 2015, 315 000 automobiles Volkswagen, sur lesquelles ce logiciel a été installé, ont été importées en Belgique. La mise à jour du logiciel n’étant pas obligatoire en Belgique, seuls 170 000 véhicules sur base volontaire de propriétaires ont été pris en charge par D’Ieteren, l’importateur exclusif de l’entreprise allemande. Lancée il y a quinze mois, cette procédure est «très lente, surtout par rapport au timing qui avait été annoncé par D’Ieteren» estime Julie Frère, porte-parole au sein de l’association de consommateurs Test-Achats.

15 000 emplois ont disparu dans le e-commerce. Une étude de la fédération des entreprises des secteurs du commerce et des services (Comeos), relayée par nos confrères de La Libre, révèle que le e-commerce aurait perdu près de 15 000 emplois. Comeos estime que la perte de ses postes est liée à la création de centres logistiques à proximité des frontières belges (Allemagne, France, Pays-Bas) lors des cinq dernières années. Dominique Michel, CEO de Comeos, s’émeut de la disparition de ces emplois qui auraient pu être localisés en Belgique. D’après lui, deux raisons expliquent cette situation : le coût salarial belge et le manque de flexibilité dans l’organisation du travail de nuit. Le CEO de Comeos s’inquiète de l’évolution actuelle des événements : «Un achat sur deux effectués en Belgique est passé sur un site étranger. Auparavant, c’était un achat sur trois», précise-t-il. Afin de remédier au problème, il souhaite voir annuler l’aménagement du temps de travail. «Il ne s’agit pas ici de faire travailler les gens à outrance, mais d’adapter le travail aux saisons commerciales, aux soldes, aux événements qui rythment la vie du e-commerce», explique Dominique Michel.

Feu vert pour le rachat d’Eni Belgique par Eneco. Le 10 juillet dernier, l’Autorité belge de la concurrence a officiellement validé le rachat d’Eni Belgique (Eni Gas & Power et Eni Wind Belgium) par le fournisseur d’énergie néerlandais Eneco. Ce rachat, qui inclut trois éoliennes installées à Perwez, permettra à la nouvelle structure d’occuper la troisième place du marché de l’énergie en Belgique avec plus de 1,1 million de raccordements résidentiels. «Dans un premier temps, Eneco prendra le temps d’analyser scrupuleusement comment emboîter les deux organisations l’une dans l’autre, de manière transparente et en étroite collaboration avec les partenaires sociaux. Cette montée en puissance permet de toute façon à Eneco d’investir encore davantage dans l’énergie éolienne et l’énergie solaire, les fers de lance de cette nouvelle entité», a indiqué Eneco dans un communiqué. Christophe Degrez, l’actuel CEO d’Eneco, en place depuis 2010, assurera la direction du nouvel ensemble.