De l’autre côté de la frontière

Publié dans l'édition Nord N. 8838 par

IBA investit dans la construction d’un nouveau centre de logistique et de production. Le 19 juin dernier, les dirigeants d’IBA (Ion Beam Applications) ont symboliquement lancé le chantier de construction du nouveau centre de logistique et de production de l’entreprise, sur le site du siège social situé à Louvain-la-Neuve. Le bâtiment “zéro énergie” disposera d’une surface […]

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IBA investit dans la construction d’un nouveau centre de logistique et de production. Le 19 juin dernier, les dirigeants d’IBA (Ion Beam Applications) ont symboliquement lancé le chantier de construction du nouveau centre de logistique et de production de l’entreprise, sur le site du siège social situé à Louvain-la-Neuve. Le bâtiment “zéro énergie” disposera d’une surface de 9 000 m², dans lequel seront aménagés une nouvelle ligne d’assemblage pour la production du synchrocyclotron ProteusOne (équipement de protonthérapie pour le traitement du cancer), ainsi qu’un centre d’accueil pour recevoir les clients et un espace de présentation des produits en réalité augmentée. La livraison du bâtiment, dont le coût est estimé à 16 millions d’euros, est prévue dans le courant de l’année 2018. Dès qu’elle sera opérationnelle, la nouvelle ligne de production devrait être en mesure de sortir entre 20 et 30 accélérateurs de particules par an contre 8 à 10 actuellement.

Un second modèle électrique sortira de l’usine Audi de Forest. Après l’Audi “e-tron ” dont la fabrication débutera dès l’an prochain, un second modèle de voiture électrique le “e-tron Sportback”, un coupé à quatre portes, sera assemblé dans l’usine bruxelloise du constructeur automobile allemand. Selon un communiqué d’Audi, cette concession à l’usine belge est l’aboutissement de négociations réussies pour plus de flexibilité et de sécurité de l’emploi jusqu’en 2020. La fabrication de ce deuxième modèle commencera en 2019. Le e-tron Sportback aura une autonomie supérieure à l’Audi e-tron (actuellement 500 kilomètres) et une propulsion légèrement plus rapide (4,5 secondes de 0 à 100 km/h contre 4,6 secondes pour le e-tron). «Audi Brussels pouvait répondre aux attentes d’Audi grâce aux mesures de flexibilité convenues», souligne Patrick Danau, directeur technique et logistique de l’usine, ajoutant : «Nous sommes ravi d’y être arrivé (…). Un deuxième modèle à Bruxelles, ça assure la sécurité de l’emploi sur du long terme.»

Ouverture d’une liaison Bruxelles-Téhéran. Depuis le 27 juin dernier, la compagnie aérienne iranienne Qeshm Air assure une liaison hebdomadaire entre l’aéroport de Téhéran-Imam-Khomeiny et l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. Cette ligne est la première destination ouverte par la compagnie aérienne vers l’Europe. À terme, Qeshm Air, qui a reçu en novembre dernier sa licence TCO (third country operator) de l’EASA (l’Agence européenne de sécurité aérienne) lui permettant de relier les 32 pays membres de l’agence, devrait relier cinq autres villes d’Europe (Hambourg, Paris, Stockholm, Amsterdam et Cologne). La compagnie, créée en 1993, dispose actuellement de 19 avions et devrait prochainement faire l’acquisition de nouveaux appareils.

Bruxelles retrouve son rythme touristique d’avant les attentats. La Brussels Hotels Association, qui regroupe les hôteliers bruxellois et l’office du tourisme visit.brussels, prévoient une reprise des activités touristiques avec des chiffres qui devraient se rapprocher de ceux de 2015. En effet, les premiers chiffres publiés en avril qui concernent les premiers mois de l’année 2017 sont encourageants. Ceux-ci font état d’un taux d’occupation moyen des hôtels de 71%. «Le taux d’occupation devrait avoisiner celui de juillet et août 2015 (soit 72,1%)», précise Rodolphe Van Weyenbergh, membre de la Brussels Hotels Association. Rappelons qu’à l’été 2016, ce pourcentage avait chuté à 53,6% en raison des attentats qui avaient frappé Bruxelles, le 22 mars 2016, à l’aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek.

Deux tiers des entreprises belges victimes de cybercriminels. En 2016, deux tiers des entreprises belges ont été victimes d’au moins une forme de cybercriminalité : c’est le résultat obtenu après une enquête menée par l’Institut de la criminologie de la KUL (Université de Louvain) auprès de 300 entreprises. Dans la grande majorité des cas, les dégâts et coûts pour les entreprises ont été infimes. En effet, 50% des signalements concernaient des tentatives de pénétrations dans certaines parties du système informatique de la société. Suivaient les signalements pour des perturbations du système (46%), l’extorsion et le chantage à distance (24%), la fraude au système bancaire virtuel (13%) et l’espionnage industriel (4%). Globalement, 62 à 77% des entreprises touchées n’ont déploré aucune perte de chiffre d’affaires. Néanmoins, une minorité d’entreprises (9%) ciblées par l’extorsion et le chantage ont pâti de dégâts évalués à plus de 10 000 euros. La vague de cyberattaques apparue le 27 juin dernier, qui s’est propagée via une faille de Windows, n’a touché que cinq entreprises belges (au 30 juin). Selon Miguel de Bruyker, directeur du Centre pour la cybersécurité (CCB), «il ne s’agit que de grandes entreprises qui disposent d’un réseau mondial».