Échos du Royaume-Uni

De l’autre côté du Channel…

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9648 par

Brexit : second round des négociations. L’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni, respectivement représentés par Michel Barnier et David Davis, ont entamé la deuxième phase des négociations pour le Brexit le 17 juillet dernier. Si au cours de la session inaugurale les deux camps s’étaient mis d’accord sur le calendrier des rencontres, des sujets plus sensibles ont […]

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Brexit : second round des négociations. L’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni, respectivement représentés par Michel Barnier et David Davis, ont entamé la deuxième phase des négociations pour le Brexit le 17 juillet dernier. Si au cours de la session inaugurale les deux camps s’étaient mis d’accord sur le calendrier des rencontres, des sujets plus sensibles ont pu être abordés dernièrement. Les discussions, menées en groupes de travail, ont tourné autour des droits des citoyens européens installés au Royaume-Uni et ceux des citoyens britanniques résidant dans l’UE, ainsi que de la question de la frontière entre la république d’Irlande et l’Irlande du Nord, mais aussi du règlement financier. Ce dernier sujet, celui de la «facture du divorce», est sans aucun doute le plus épineux actuellement. Avant le second round des négociations, le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, avait en effet affirmé que l’UE pouvait «toujours courir» pour que le Royaume-Uni paie 100 milliards d’euros, chiffre avancé mais non officiel des engagements britanniques.

La City critique les mauvaises intentions des dirigeants français. Le porte-parole de la City de Londres pour l’UE, Jeremy Browne, affirme que les Français  cherchent à profiter du Brexit pour «affaiblir le Royaume-Uni et notamment la City». Cette citation est tirée d’un mémo transmit par Jeremy Browne au gouvernement britannique qui a fuité et a été publié par le Mail on Sunday. Si la City est actuellement la première place financière d’Europe, sa position est menacée par le Brexit. Paris souhaite profiter de la situation pour prendre sa place. A l’issue de plusieurs rendez-vous avec des dirigeants français, Jeremy Browne accuse la France de vouloir «déstabiliser et détruire le centre financier britannique [en voulant] le Brexit le plus intransigeant possible».

Surprise : l’inflation recule au mois de juin. Alors qu’elle ne cesse de croître depuis plusieurs mois, pour parvenir à +2,9% au mois de mai, l’inflation a ralenti, atteignant +2,6% au mois de juin 2017. Ce recul intervient de manière inattendue, les analystes de la City ayant prédit que l’inflation allait rester stable ce mois-ci, avant de dépasser les +3% avant la fin de l’année. Le ralentissement serait majoritairement issu de la baisse des prix du carburant à la pompe. Par réaction, le cours de la livre a chuté de -0,18% à l’annonce du nouveau taux d’inflation le 17 juillet 2017 par l’Office for National Statistics, pour s’échanger contre 1,3030 dollar. L’inflation a fortement augmenté au Royaume-Uni  depuis le vote en faveur du Brexit. En effet, à l’issue du référendum, le cours de la livre sterling avait chuté de -13% face au dollar, ayant pour conséquence d’augmenter considérablement le prix des importations. Ce léger repli représente un soulagement pour les ménages britanniques, dont le pouvoir d’achat diminue significativement depuis plusieurs mois. Le taux d’inflation enregistré en mai était le plus élevé depuis quatre ans.

Brexit : Citigroup transfère une partie de son activité à Francfort. L’entreprise financière a choisi Francfort pour accueillir son nouveau pôle pour l’UE. Déjà présent dans la ville allemande, le géant de la finance entend y transférer une partie de son activité qui est actuellement basée à Londres. La capitale britannique restera cependant le quartier général pour  le reste de l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. A l’issue de ce déménagement, environ 200 nouveaux postes seront créés à Francfort, en plus des 350 déjà existants. Il n’a cependant pas encore été précisé si ces postes seront embauchés localement ou via le transfert d’employés londoniens.

Des engagements pris pour lutter contre le sexisme dans les publicités. L’organisme de régulation de l’industrie de la publicité, l’Advertising Standards Agency (ASA), a annoncé une série de mesures visant à lutter contre les stéréotypes sexistes. Dans son rapport, l’ASA explique qu’elle ne souhaite cependant pas une interdiction systématique des publicités jugées sexistes. Par exemple, il sera toujours accepté de montrer une femme faire le ménage et un homme s’occuper du bricolage. En revanche, il sera interdit de montrer que la femme est la seule personne responsable du nettoyage alors que le reste de la famille met le désordre. De même, il sera interdit de suggérer qu’une activité est inappropriée pour les filles ou les garçons, car celle-ci est associée à un genre. Si la publicité n’est qu’un des nombreux facteurs qui contribuent à l’inégalité homme/femme, elle joue pourtant un rôle important en diffusant implicitement une image modèle de la société.