ÉCHOS DU ROYAUME-UNI

De l’autre côté du Channel…

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9647 par

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L’English breakfast, possible victime collatérale du Brexit Le cabinet d’audit KPMG a calculé que le prix du fameux petit déjeuner britannique, composé entre autres de saucisses, de bacon, d’œufs et de haricots blancs, pourrait augmenter de +12,8% en cas de hard Brexit. Ce taux représente quatre fois l’actuel taux d’inflation du pays. Ainsi, le prix moyen du petit déjeuner pour une famille britannique passerait de 23,59 à 26,61 livres, soit de 26,66 à plus de 30 euros. KPMG prévoit en effet que le Royaume-Uni  manquera aux règles douanières de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), si aucun accord n’est convenu pour le départ du pays de l’Union européenne(UE) en mars 2019. Ainsi, les prix des produits importés, tels que le jus d’orange, l’huile et le bacon, augmenteront fortement en même temps que les formalités douanières. L’inflation au Royaume-Uni est déjà à son plus haut niveau depuis quatre ans (+2,9%), alors que la baisse du cours de la livre sterling suite au vote en faveur du Brexit continue de faire grimper le prix des importations.

Les salaires dans le secteur public souffrent de l’inflation et de l’austérité Alors que l’inflation au Royaume-Uni a atteint +2,9% au mois de mai dernier, le gouvernement de Theresa May refuse de revaloriser les salaires des agents de la fonction publique. Ces derniers ont vu leurs salaires n’augmenter de +1% par an depuis 2013. La situation ne va pas s’améliorer, le think tank Resolution Foundation a calculé que le salaire réel médian d’un agent public en 2020 sera inférieur à celui de 2005. Il y a plus de 5,4 millions de fonctionnaire au Royaume-Uni.

La proposition britannique est «une douche froide» pour les citoyens européens L’ancien Premier ministre belge et président de l’Alliance des démocrates et de libéraux pour l’Europe (ADLE) au Parlement européen, Guy Verhofstadt, a coécrit une tribune avec d’autre parlementaires dans laquelle il dénonce le projet d’accord proposé par Theresa May. Dans cette tribune, publiée par plusieurs média européen le 10 juillet 2017, les eurodéputés estiment que «c’est une douche froide. Cela revient à proposer que les Européens obtiennent un statut de résidents de pays tiers au Royaume-Uni avec des droits moindres que ceux offerts aux citoyens britanniques dans l’ensemble de l’UE». Le gouvernement conservateur voudrait que seuls les citoyens européens résidant au Royaume-Uni depuis au moins cinq ans puissent obtenir un droit de résidence similaire à celui en cours actuellement. De plus, ils perdraient le droit de vote aux élections locales et devraient justifier un certain niveau de revenus afin de pouvoir faire venir des membres de leurs familles. Aujourd’hui, environ 3,2 millions de citoyens européens sont installés outre-Manche, alors qu’un million de Britanniques vivent dans l’UE.

Un rapport sur l’Arabie Saoudite enterré par le gouvernement D’après une enquête menée par le think tank Henry Jackson Society, l’Arabie Saoudite est la principale source de financement de l’islamisme extrémiste au Royaume-Uni. Le rapport affirme que les Saoudiens on dépensé des millions de dollars afin de diffuser l’idéologie wahhabite, un courant de l’Islam rigoriste fondé en Arabie Saoudite. Ce transfère de fond aurait «un lien clair» avec les groupes djihadistes britanniques appelant à la violence selon le think tank. Le chef de l’opposition, Jeremy Corbyn, accuse Theresa May d’avoir enterré un rapport officiel aux mêmes conclusions,  puisqu’il révélait des liens entre l’Arabie Saoudite et des partenaires commerciaux et militaires de Londres.

Plus de trois quarts des étudiants pourraient ne pas réussir à rembourser leurs prêts Selon l’Insitute for fiscal studies (IFS), 77% des étudiants britanniques ne seraient pas en mesure de rembourser leurs prêts étudiants à cause de la hausse des frais d’inscription et des taux d’intérêt croissants. L’origine de la situation vient de la réforme du système par le gouvernement Cameron en 2012. Afin de réduire les dépenses publiques, le gouvernement avait mis fin aux bourses et autorisé les universités à augmenter leurs frais de scolarité de +25%. Selon l’IFS, le taux d’emprunt moyen pour les étudiants est de 6,1%.Ils doivent ainsi payer en moyenne 5 800 livres d’intérêt, soit 6 553 euros. Cependant, pour les plus endettés, cette charge peut atteindre 40 000 livres (45 200 euros), avec des échéances sur trente ans.