ÉCHOS DU ROYAUME-UNI

De l’autre côté du Channel…

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9645 par

Les meilleures universités européennes sont britanniques. Le palmarès du Times Higher Education (THE) 2017, classant universités dans le monde, a été dévoilé ce 21 juin. Parmi les 980 établissements sélectionnés, près de 400 sont européennes. Encore une fois, ce sont les établissements britanniques qui rayonnent le mieux en Europe. Au niveau européen, six des sept meilleures […]

Les meilleures universités européennes sont britanniques. Le palmarès du Times Higher Education (THE) 2017, classant universités dans le monde, a été dévoilé ce 21 juin. Parmi les 980 établissements sélectionnés, près de 400 sont européennes. Encore une fois, ce sont les établissements britanniques qui rayonnent le mieux en Europe. Au niveau européen, six des sept meilleures universités sont britanniques. En tête du classement mondial, on retrouve l’université d’Oxford. L’université de Cambridge se classe quatrième et l’Imperial College London, huitième. Le premier établissement français, l’Ecole normale supérieure, apparaît en vingtième position. Le palmarès du THE classe les universités selon treize critères, prenant en compte la réputation, le nombre de publications et de citations dans les revues scientifiques, l’importance des échanges internationaux et l’environnement.

Un an après le référendum, les perdants et gagnants du Brexit. The Guardian a dressé un bilan des premiers effets du vote en faveur du Brexit, afin de savoir qui s’en tire le mieux. Le premier constat est que les grands perdants sont les consommateurs britanniques, voyant leur pouvoir d’achat fortement diminué à cause de la chute du cours de la livre sterling qui est à son plus bas niveau depuis trente ans. Les autres perdants sont les petites entreprises britanniques qui opèrent sur le marché intérieur. En revanche, les multinationales cotées au FTSE 100, indice boursier des 100 entreprises britanniques les mieux capitalisées à la Bourse de Londres opérant principalement à l’étranger, sont les grandes gagnantes.

La moitié des travailleurs qualifiés européens pensent à quitter le pays. Une étude du cabinet de consultant Deloitte révèle que 36% des travailleurs non britanniques, soit 1,2 million d’emplois, pourraient quitter le Royaume-Uni au cours des cinq prochaines années. Cette proportion augmente fortement si on ne prend en compte que les travailleurs hautement qualifiés, pour atteindre 47%. La principale cause de cet exode annoncé est l’incertitude de l’évolution de l’économie britannique ainsi que la baisse en valeur des transferts de fonds que les travailleurs envoient dans leur pays d’origine (argent gagné en livres puis échangé principalement en euros). Cependant, selon cette étude, le Royaume-Uni garde toujours une bonne image à l’étranger. Ainsi, pour 57% des interviewés, le pays représente la meilleure destination pour s’expatrier, devant l’Australie et le Canada. En effet, la diversité culturelle, les opportunités professionnelles et la qualité de vie continuent d’attirer les étrangers. Mais 48% des travailleurs étrangers déjà installés au Royaume-Uni trouvent ce pays moins attractif depuis le vote en faveur du Brexit.

Un Brexit dur mettrait un terme à l’expansion d’Heathrow. Alors que les dirigeants de l’aéroport avaient assuré que la sortie du Royaume-Uni rendrait la construction d’une troisième piste encore plus nécessaire, le président de la commission nationale de l’infrastructure, Lord Ardonis, affirme que les investissements privés sortiront du projet, à moins que le pays maintienne des liens étroits avec l’Union européenne (UE). Le coût de ce chantier est estimé à 17, 6 milliards de livres, soit 20 milliards d’euros. L’aéroport londonien d’Heathrow est détenu par des fonds étrangers, dont les deux plus gros sont un consortium espagnol et le fonds souverain du Qatar.

Les revenus de la Reine vont croître de 8%. L’augmentation annuelle du Sovereign Grant représente six millions de livres, soit 6,8 millions d’euros. Cette allocation finance les salaires de la famille royale, les voyages officiels ainsi que l’entretien des palais. L’année dernière, elle a augmenté de deux millions de livres, pour atteindre 42 millions de livres (47,6 millions d’euros). En y ajoutant ses deniers personnels ainsi que l’argent mis de côté, la famille royale a dépensé 56,8 millions de livres en 2016. Inclus dans le Sovereign Grant, les 65 voyages de la famille royale ont coûté 4,5 millions d’euros aux contribuables. L’allocation correspond à 15% du patrimoine immobilier de la Couronne, qui est évalué à 328 millions de livres. Afin de financer les travaux de rénovation de Buckingham Palace, ce pourcentage va passer à 25% pendant dix ans. Pour justifier ces sommes, le responsable des finances de la Reine affirme que «la subvention royale a représenté un coût de 65 pence par habitant du Royaume-Uni, le prix d’un timbre de première classe. Si l’on prend en considération ce que la Reine fait et représente pour ce pays, il s’agit d’un excellent rapport qualité-prix».