À Calais

Bons débuts d’Opale Techni-Soud’

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9650 par

Fort d’une solide expérience dans le domaine du soudage, Vincent Carrayrou a ressenti, au milieu de la quarantaine, un double besoin d’indépendance et de ressourcement familial. La satisfaction de cette double quête aboutit à la création de la SARL Opale Techni-Soud’ à Calais.

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Hervé Morcrette

Dans son atelier, M. Carrayrou présente un ensemble mis au point par lui, prêt à être livré au client.

Les compétences de soudeur de Vincent Carrayrou ne souffrent pas la discussion : il s’y est initié dans un centre de transfert de compétences, puis il a eu une expérience de technico-commercial durant cinq ans sur le Dunkerquois et peut revendiquer une carrière de douze ans chez ESAB, le leader mondial. Voici quelque temps, il a éprouvé une certaine lassitude à être toujours par monts et par vaux. Ceci d’autant plus que sa compagne travaillait à Paris et que ses enfants résident à Calais. «On se voyait peu», commente sobrement M. Carrayrou… Au-delà de ces contingences familiales pointe aussi, à 45 ans, l’envie de voler de ses propres ailes. Après réflexion, les décisions sont prises : il va créer sa propre société à Calais. Voilà qui le rapproche de ses enfants. Quant à sa compagne, elle renonce à son emploi parisien pour venir l’épauler dans ce nouveau tournant de sa carrière.

SARL hébergée à la pépinière d’entreprises. Le cursus de la création d’entreprise commence par le dispositif PRF (Programme régional de formation). Le dossier monté par Vincent Carrayrou reçoit l’approbation de Pas-de-Calais actif qui se porte caution pour le prêt sollicité auprès de la Banque populaire. Fort de ces appuis, Vincent Carrayrou crée la SARL Opale Techni-Soud’. Depuis la mi-mai, son activité est hébergée par la pépinière d’entreprises de la zone d’activités Marcel-Doret. L’entreprise y dispose à la fois d’un bureau et d’un local technique.

À l’écoute du client. Au sein d’Opale Techni-Soud’, Vincent Carrayrou vend des matériels, des produits et des accessoires pour soudeurs. Ne croyez pas, cependant, que M. Carrayrou se contente de sortir telle ou telle pièce du casier idoine sans plus s’intéresser au problème de son client. «Ça, on le voit sur Internet : si on clique, on trouve», admet-il. Il préfère mettre en avant «l’écoute de la problématique du client» et la mise en œuvre, par ses soins, du «meilleur compromis matériel-produit-process de travail». Pour atteindre ce but, il prône «la discussion avec tous les échelons de l’entreprise cliente, direction, encadrement, opérateurs, pour gagner en efficacité globale».

À travers la Côte d’Opale. L’une des motivations de la création de son entreprise pour Vincent Carrayrou a été le sentiment «d’un besoin exprimé par la clientèle d’avoir un référent soudage sur la Côte d’Opale». Même s’il ne cache pas qu’il a des clients plus lointains, le jeune créateur d’entreprise définit sa zone de chalandise «de Marck à Abbeville». Si la première commune citée n’est pas une limite habituelle, il la justifie ainsi : «Inutile d’aller plus haut, il y existe des gens très compétents. En revanche, plus bas, il y a de quoi faire…» De quoi faire dans les secteurs de l’agroalimentaire, du naval, du ferroviaire et des carrières, que M. Carrayrou cite comme les plus demandeurs. Selon le créateur, «l’écoute des clients est bonne» et le démarrage de son activité est «pas mauvais du tout». Se remémorant les étapes de la création où il a reçu un excellent accueil dans les organismes dont c’est la mission, il affirme : «Nous sommes dans une belle région pour créer.»