De l’autre côté du Channel…

ÉCHOS DU ROYAUME-UNI

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9958 par

L’électricité plus verte que jamais cet été Le fournisseur d’énergie britannique National Grid a ainsi annoncé que l’électricité qui alimente les foyers et entreprises britanniques est plus verte que jamais. En effet, au cours de la période allant du 21 juin au 22 septembre, l’intensité carbone du réseau, mesurée en grammes de CO2 émis par […]

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

L’électricité plus verte que jamais cet été

Le fournisseur d’énergie britannique National Grid a ainsi annoncé que l’électricité qui alimente les foyers et entreprises britanniques est plus verte que jamais. En effet, au cours de la période allant du 21 juin au 22 septembre, l’intensité carbone du réseau, mesurée en grammes de CO2 émis par KWh d’énergie produit, a été réduit de moitié par rapport à la même période il y a quatre ans. Ce record est notamment le fruit d’un mix énergétique utilisant de plus en plus les sources éolienne et solaire, au dépend du charbon. De cette manière, 52% de l’électricité produite cet été provenait de sources à faible émission de carbone, contre 35% en 2013. National Grid a aussi lancé un site annonçant au public les heures de la journée durant lesquelles l’électricité dans le réseau est la plus verte, afin que les consommateurs soucieux de l’environnement utilisent les appareils qui consomment le plus pendant les créneaux annoncés.

Theresa May confirme qu’elle souhaite une période de transition…

Lors d’un discours donné à Florence le vendredi 22 septembre 2017, la Première ministre britannique a pu préciser sa vision pour le futur  proche du Royaume-Uni. Elle a ainsi confirmé qu’elle souhaite que son pays quitte l’Union européenne (UE) en mars 2019, soit deux ans après l’activation de l’article 50 du traité de Lisbonne. Cependant, la locataire du 10, Downing Street a précisé que cette date pouvait être repoussée afin de trouver absolument un accord avec les 27 pays membres de l’UE pour la sortie du royaume. Elle a par ailleurs rajouté qu’à partir de cette date de départ, suivra une période transitoire de deux ans, afin de sortir de l’UE en «douceur.» Theresa May a aussi souhaité rassurer les ressortissants européens vivant au Royaume-Uni en affirmant «qu’un de ses premiers objectifs dans les négociations en cours est qu’ils puissent continuer à vivre leurs vies comme avant.»

… et promet de respecter les engagements financiers

Toujours à Florence, Theresa May s’est engagé à ce que le Royaume-Uni  honore ses engagements financiers après le Brexit, pour le budget en cours, qui s’achèvera en 2020. La Première ministre n’a cependant pas donné le montant de cette promesse, alors que l’UE réclame une enveloppe compensatoire comprise entre 60 milliards et 1 000 milliards d’euros. Les partisans d’un Hard Brexit ont du certainement s’étouffer à l’écoute du discours. Le journal The Times a annoncé que Theresa May accepterait de payer 40 milliards de livres, soit environ 45 milliards d’euros, ce que le ministre en charge du Brexit, David Davis, a rapidement démenti.

Moody’s abaisse la note de crédit du pays

L’agence de notation a évoqué une dégradation attendue des finances publiques ainsi que l’impact négatif du Brexit sur l’économie du pays, pour justifier l’abaissement de la note de crédit, passant de Aa1 à Aa2. Moody’s estime en effet que le ralentissement économique ainsi que les pressions sociales vont faire accroître les dépenses publiques. De plus, l’agence s’attend à ce que le déficit budgétaire oscille entre 3% et 3,5% pour les prochaines années, alors que le gouvernement vise 1%.

Uber privé de licence à Londres

Depuis le 30 septembre, date d’expiration de sa licence, la compagnie de VTC Uber ne peut plus  opérer dans la capitale britannique. L’autorité des transports londoniens, Transport for London, estime en effet que la société californienne «n’est plus apte à détenir une licence d’exploitation de chauffeurs privés  [en raison] d’un manque de responsabilité (…) avec des conséquences potentielles pour la sûreté et la sécurité du public.» Le nouveau patron d’Uber, Dara Khosrowshahi, s’est excusé auprès des Londoniens, et a confirmé la volonté de l’entreprise de faire appel de cette décision.