Industrie

Relance chez TIM

Publié dans l'édition Nord N. 8852 par

Récemment, Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, a parcouru le site de TIM à Quaëdypre, afin de découvrir l’outil et installer le comité de suivi de reprise de la société par Fil Filipov.

Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, s’est rendu dernièrement sur le site de TIM à Quaëdypre, afin de découvrir l’outil et installer le comité de suivi de reprise de la société par Fil Filipov.

 

Le site de fabrication d’engins de chantier et de cabines de tracteur a traversé plusieurs mois d’incertitude et d’angoisse pour les salariés, inquiets pour leur avenir. Fil Filipov (industriel américain d’origine bulgare) a repris l’entreprise dans le cadre d’un accord signé le 26 juillet au tribunal de commerce de Lille, permettant ainsi de sauver 446 emplois. L’accord lie L’État (ayant participé à hauteur de 2 millions d’euros), la Région, le repreneur et le principal client, Caterpillar. L’entreprise, ayant subi un lifting d’ensemble, a pu redémarrer fin août, à la satisfaction du personnel. Fil Filipov est par ailleurs PDG d’ATLAS, un client de TIM.

Intertitre

Leader sur son secteur d’activité

Le sourire se lit sur le visage des salariés : ils ont confiance en ce dirigeant qui connaît le métier, admirent son dynamisme et ressentent du plaisir à avoir «un patron avec de la poigne», comme de constater une activité qui reprend. Selon Benjamin Griveaux, l’objectif aujourd’hui est que le carnet de commandes se remplisse, que les emplois des salariés soient pérennisés et que le développement de la société puisse ensuite se poursuivre. L’entreprise est leader sur son secteur : les équipements de qualité.

Pour Fil Filipov, «la priorité a été la réduction des coûts (1,5 millions d’euros à ce jour). Il faut aujourd’hui rattraper le retard en termes d’activité afin de pouvoir garder l’ensemble des salariés, puis investir. C’est un travail d’ensemble : pour faire un bébé, il faut neuf mois, ici ça prendra environ six mois. 54 millions d’euros seront nécessaires dans les quatre à cinq ans (nouvelles machines, laser, presse), pour remettre à niveau l’usine et optimiser la machine. Il faut augmenter les volumes, lancer de nouvelles productions. J’ai l’expérience, je connais le terrain, j’ai une connaissance en tant que client du marché. Le personnel est compétent, les installations sont rares. Je ne viens pas avec un organigramme, je compte m’appuyer sur le personnel présent de qualité. Je demande aux clients de me faire confiance en m’aidant à remplir mon carnet de commandes ».

ENCADRE

TIM en quelques chiffres

• Une SAS au capital de 100 000 €

• Un chiffre d’affaires 2016 de 90 millions d’euros

• 446 salariés

Fil Filipov en est l’actionnaire et le PDG non rémunéré. Il est assisté par son épouse et collaboratrice.