Pôle d’excellence rurale accord é à Fourmies/Trélon

Professionnels de santé, populationet entreprises sont concernés

Publié dans l'édition Nord N. 8360 par

 

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Pour ce Pôle d’excellence rurale, maintenant labellisé, l’enveloppe de l’Etat est d’un million et demi d’euros (contre un million lors des “vagues” précédentes) pour un montant global estimé à 4,2 millions. Les deux intercommunalités du sud de l’Avesnois concernées par ce PER, le Guide du Pays de Trélon et Actions Fourmies et environs, doivent encore solliciter les conseils général et régional ainsi que l’Europe. Leur part est évaluée à 20% pour l’instant et elles ont jusqu’à fin 2013 pour engager les travaux…

Un volet médical. A écouter Jean-Luc Pérat, député et conseiller général, ce volet médical pourrait représenter environ 80% de ce PER. “Pour faire face à la désertification médicale, nous avons créé une cellule de réflexion associant élus, médecins et professionnels de santé. On a fait aussi appel à un cabinet privé. Notre territoire se heurte à des départs en retraite qui ne sont pas remplacés. L’enquête menée a montré que si on ne faisait rien il n’y aurait bientôt plus de médecins à Anor et Trélon et que leur nombre allait fortement baisser à Fourmies.”

L’idée est de créer des “maisons pluridisciplinaires de santé”. Il pourrait y en avoir trois : une à Fourmies/Wignehies, une à Anor, une à Glageon/Trélon. Des permanences pourraient être organisées du côté d’Eppe-Sauvage (ValJoly) mais de façon saisonnière.

Ce projet entend répondre aussi aux attentes de jeunes médecins qui ne veulent plus forcément travailler seuls, sans horaires et sacrifier leur vie de famille. Autre enjeu bien évidemment : attirer des généralistes dans des territoires éloignés des centres urbains a priori plus attractifs.

Jean-Luc Pérat évoque un premier pas. “Il n’y avait plus de médecins ‘maîtres de stage’ chez nous. On a pris contact avec la faculté de Lille et on a obtenu des formations organisées dans notre canton. Sept médecins ont été ainsi formés en octobre dernier qui ont pu accueillir des internes dès novembre.”

Un volet “population” et un volet “entreprises”. Le PER prévoit également de créer des bornes interactives permettant de réaliser à distance des formalités administratives ou des entretiens en visioconférence, comme avec Pôle emploi. “Les usagers n’ont pas toujours des facilités pour se déplacer. Et ils ne sont pas tous équipés et formés à l’Internet”, constate le député. La mairie d’Anor a déjà accueilli des bornes et équipements et formé des agents à ces nouvelles techniques. Avec le PER, Trélon, Ohain, Wallers-en- Fagne et Glageon pourraient à leur tour investir.

Le troisième volet doit venir compléter un autre projet déjà engagé – et subventionné à 80% précise le député –, celui de regrouper sur la zone économique de la Marlière, à l’entrée de Fourmies, et dans un même lieu, plusieurs services destinés aux entreprises. Ce “pôle intercommunal de développement économique” réunirait le nouveau siège d’Action Fourmies, une annexe de la ruche d’entreprises de Maubeuge et des “présences” organisées des chambres consulaires, de la boutique de gestion Espace et d’organismes d’aide aux créateurs comme Face Thiérache ou Thiérache initiative… Le PER apporterait, lui, un plus en direction des TPE par la création d’un espace dédié à des équipements informatiques et numériques destinés notamment à la formation.