Kaliform : une école de coachingqui démystifie le métier

Publié dans l'édition Nord N. 8436 par

 

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Sandrine Wloch, gérante de Kaliform.

Sandrine Wloch, gérante de Kaliform.

Un vrai métier. Combien de fois voit-on le titre de coach sur des cartes de visite ? Un bon conseil : vérifiez la véracité de ce titre. Inquiétez-vous de la formation suivie, rapprochez-vous de ICF ou AEC, garantes de l’authenticité de ce métier. En effet, ne devient pas coach qui veut. Le coach est la personne qui accompagne un individu vers son projet qui lui est propre. Il sert de révélateur. Ceci sous-entend la maîtrise de certaines techniques de PNL, de différentes méthodes avérées… “Pour suivre la formation de coach, il faut être prêt à sortir de sa zone de confort. L’humilité est de mise. On doit travailler sur son ego. Pour cela, je sais m’entourer de formateurs qui enseignent des techniques originales. Ainsi, je fais travailler Gérard Bonnafond qui est anthropologue et sociologue. Nous pratiquons également l’aïkido qui apprend l’art de maîtriser les gestes, le corps… Coacher sous-entend aussi savoir se maîtriser. Nos cours sont donnés dans un endroit bucolique, à Wambrechies, un endroit qui permet de nous isoler et de travailler sur nos cinq sens car l’écoute de l’autre fait intervenir toutes nos ressources. Avec mon associé, Benoît Thimester, nous accueillons deux groupes chaque année, de douze à seize personnes. A l’issue de la formation, nous accordons ou non la certification. Notre organisme est lui-même contrôlé par des examinateurs certifiés par AEC et ICF. Parmi les élèves qui suivent la formation trois jours par mois, de janvier à juin ou de septembre à avril, certains profitent d’un Cif d’un Dif. D’autres s’offrent cette formation car ils en ont besoin pour leur développement personnel, d’autres encore complètent leur profession par la richesse de cet enseignement qui leur ouvre de nouveaux horizons.

Un apprentissage complexe. Participer aux cours ne suffit pas pour devenir un bon coach. “Je regrette certains discours de centres de formation en coaching qui, à des fins commerciales, laissent espérer à un élève des débouchés rapides ou certains. C’est faux et ceci nous dessert. Il y a tellement de paramètres qui entrent en ligne de compte… La personnalité du coach d’abord qui doit lutter parfois contre le sentiment de toute-puissance. Son aptitude à ne pas donner de solution à son client mais à l’amener à trouver lui-même sa solution. Il faut au moins trois à quatre ans pour développer l’activité.” En fait, suivre des cours de coaching constitue un moyen et non une fin. La formation ouvre de nouveaux horizons mais il faut la compléter par d’autres formations spécialisées, en fonction de la spécialité recherchée. Mieux vaut le savoir.

Une éthique et l’expérience de la vie. Sandrine Wloch sait de quoi elle parle. Avant de fonder son école, elle a travaillé pendant quatorze ans chez Leroy Merlin. “J’y ai appris l’école de la vie et je voue beaucoup de reconnaissance à Damien Deleplanque qui est le PDG d’Adeo. Il m’a appris à ne jamais dire de mal du concurrent et m’a souvent rappelé que la bienveillance n’est pas de la faiblesse. Cette société a éveillé en moi de l’empathie, de l’adaptabilité, des qualités importantes dans mon métier actuel.” Entrée chez Leroy Merlin à l’âge de 20 ans, elle en sort quatorze ans plus tard, nantie d’une maîtrise en psychologie du travail et d’un statut de maître en PNL, des distinctions qu’elle a acquises grâce à des cours du soir ou lors de formations suivies pendant les vacances. “Depuis toujours, j’avais cet objectif de fonder ma propre société. En 2007, j’ai fait le grand saut. J’ai quitté Leroy Merlin pour créer Kaliform. Depuis, je me remets en question tous les jours et je ne regrette pas. Entre l’audit des futurs élèves, le choix des formateurs et du programme revu chaque année, la gestion proprement dite, je ne m’ennuie jamais et rien n’est jamais acquis.” Et puis, sourit-elle, “je suis revenue dans mon ancienne entreprise en qualité de prestataire, mais il ne faut pas croire que mon passé m’a facilité ce contrat, au contraire. Mais je suis contente car je reste attachée à la société qui m’a fait évoluer. Dans le métier de coach, il vaut mieux bénéficier d’un peu d’expérience, on comprend mieux les enjeux.