Gilles Bernard : “de la connivence territoriale”

Publié dans l'édition Nord N. 8438 par

 

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La Gazette. Comment avezvous vécu la réussite du lancement du Club des entreprises centenaires ?
Gilles Bernard. Ce lancement aura été un succès dans la participation et la réponse des invités. Cela m’a fait chaud au coeur de voir toutes ces personnes réunies, les marques de sympathie des uns, les encouragements des autres. Il fallait voir ces personnes qui n’ont pas voulu rejoindre la salle Descamps pour lui préférer l’ambiance et le contact du grand hall ! Maintenant que cette soirée de lancement est terminée, il nous faut vivre le deuxième centenaire au jour le jour. Ni cet événement, ni le club lui-même ne résoudront les problèmes du quotidien. Je ne me fais aucune illusion sur le travail qui nous attend demain. Etre centenaire ne protège de rien. Il faut voir dans ce club une opportunité de connaître des entreprises et des dirigeants, de créer une émulation autour de sujets qui nous impliquent tous, émettre des idées porteuses, au final travailler à la pérennité et au développement de nos entreprises.

Qu’attendez-vous du club ?
Pour faire partie des fondateurs de la première heure, je souhaite que le club puisse identifier toutes les entreprises centenaires qui souhaitent y participer réellement et concrètement. Une ou deux entreprises contactées n’ont pas souhaité faire partie du club, arguant pour justifier leur refus qu’être centenaire est passéiste et n’est pas une valeur porteuse dans leur entreprise. Je respecte leur avis qui est valable à un moment donné, mais leur réponse peut aussi évoluer en fonction de paramètres qui changent.
Les entreprises sont aussi en droit de s’interroger en quoi consistera le club. Il est sûr que tous les dirigeants de toutes les entreprises membres ne se réuniront pas toutes les semaines pour débattre du climat, du moral de chacun, mais bien en revanche pour des actions ciblées, pour des échanges d’informations, des conférences… A cet égard, il ne faut pas oublier les sponsors qui nous ont suivis pour le lancement du club, par amitié et par partage d’élan, et qui peuvent nous apporter sur la durée et réciproquement. EDF peut apporter un éclairage sur le marché de l’énergie ; Euler Hermes, comme spécialiste des échanges commerciaux sur la conjoncture, la résilience des entreprises, la situation financière ; Ernst & Young, son expertise en audit, conseil et fiscalité ; et enfin le Crédit du Nord qui accompagne les entreprises dans leurs projets financiers.
Un facteur à ne pas oublier, c’est que le Club des entreprises centenaires n’est pas un club à vocation nationale. C’est un club dont les membres sont implantés localement, dont la création est venue du terrain. Cela a du sens humain, régional et territorial. Ce club, c’est de la connivence territoriale.