L’apprentissage de l’enseignementsupérieur de plus en plus attractif

Publié dans l'édition Nord N. 8438 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

Des offres de formation toujours plus nombreuses et des effectifs d’étudiants en progression. La région compte en ce moment quelque 3 200 apprentis du supérieur. Chiffre en hausse annuelle d’environ 10% en moyenne ces dernières années. Sur les 3 200, environ 1 200 sont en filière ingénieur. A formation identique, les apprentis du supérieur s’inséreraient même mieux sur le marché du travail que les diplômés issus des filières universitaires classiques. “La différence entre les deux taux d’insertion est de dix points selon une enquête portant sur la génération 2007 du Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq)”, affirme Frédéric Sauvage, directeur de Formasup, le CFA de l’enseignement supérieur en région. Des diplômés préférés pour leur expérience professionnelle acquise dans des cursus en alternance, moitié en entreprise et moitié en université ou en école. Mais si l’apprentissage du supérieur est de mieux en mieux perçu, il reste assez méconnu pour les filières de formation proposées. La bataille pour la visibilité passe tous les ans par diverses campagnes de communication et plusieurs actions en région. Mais la plus grosse opération séduction reste la Journée des apprentis du supérieur dont la 6e édition se tient le 13 avril à l’IUT A, à l’université Lille 1. L’événement attire quelque 1 000 étudiants tous les ans. Julien Papillon, 24 ans, en 5e année d’étude en génie civil à Polytech’Lille, y témoignera de son expérience à l’international chez Siemens. Ce futur ingénieur se voit comme un “potentiel” futur salarié du groupe allemand qui l’emploie en alternance. Car, dans la plupart des cas, les jeunes apprentis sont recrutés par l’employeur en alternance. Certains secteurs d’activité en particulier ont une certaine préférence pour les diplômés issus des filières de l’apprentissage du supérieur. “C’est par exemple la grande distribution pour former des chefs de rayon, la banque pour former des chargés de patrimoine ou des conseillers, également dans le BTP pour des ingénieurs en génie civil ou les chefs de chantier”, explique Frédéric Sauvage. Quant aux formations proposées, elles se multiplient, et ce, dans quasiment tous les domaines professionnels (gestion, management, industrie, commerce, etc.). Avec une prédominance ces dernières années pour les métiers de l’informatique et le marketing-management. “Des formations qui collent aux besoins économiques en région”, fait savoir le directeur de Formasup.