“Une démarche populaire”

Publié dans l'édition Nord N. 8440 par

 

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CUD, Ville, Région, départements… La capitale régionale de la culture fédère l’ensemble des acteurs du territoire qui ont pris le pari de faire de ce rendez-vous une fête réussie et de prouver à quel point “la culture est partie prenante du développement d’un territoire”.

CUD, Ville, Région, départements… La capitale régionale de la culture fédère l’ensemble des acteurs du territoire qui ont pris le pari de faire de ce rendez-vous une fête réussie et de prouver à quel point “la culture est partie prenante du développement d’un territoire”.

Nous faisons beaucoup de choses dans le domaine culturel, depuis de longues années. Dès que Valenciennes a été choisie comme Capitale régionale de la culture, nous avons décidé de nous présenter nous aussi, relate Michel Delebarre, député-maire et président de la communauté urbaine de Dunkerque. Il fallait trouver le meilleur créneau. Après Valenciennes c’était au tour d’une ville du Pas-de-Calais, nous avons donc patienté encore un peu. Finalement tout se conjugue bien puisque 2013 illustrera cette volonté sur le territoire à travers l’inauguration du Bateau Feu, l’installation du Frac dans ses nouveaux locaux, et la transformation de la Halle aux sucres.”

Mouvement d’acteurs. L’année 2013 était donc le meilleur créneau pour faire de Dunkerque la Capitale régionale de la culture, une manifestation qui vise à conjuguer des événements, qu’ils soient locaux, nationaux ou internationaux, avec la mise en mouvement des acteurs d’un territoire. “Pour Dunkerque, l’enjeu est la confirmation d’un réel dynamisme”, soulignait Daniel Percheron, préfet de région. Dans une logique de coconstruction entre artistes, institutions locales, partenaires extérieurs et population, l’année 2013 verra se succéder toute une série d’événements culturels singuliers, dans un mouvement populaire. “C’est ce qui importe, insistait Michel Delebarre. Il faut que ce soit une démarche populaire, pour que cette culture soit à la portée de tous.” “C’est un levier très fort pour développer la stratégie de l’agglomération, offerte et proposée pour le plus grand nombre, notamment ceux qui en sont le plus éloignés”, renchérissait Gracienne Damman, vice-présidente de la CUD en charge de la culture. Tout ça sans perdre de vue l’identité du territoire. Un territoire marqué par la reconstruction, l’industrie, la mer mais aussi la fête : sur les terres du corsaire Jean Bart, le carnaval est une religion.

Faire converger les moyens et les institutions. En 2013, l’agglomération dunkerquoise sera donc le théâtre d’une programmation culturelle intense : fête maritime en ouverture des festivités, fiction nocturne à ciel ouvert à base de pyrotechnie artistique, défilés, parades, spectacles de rue, championnat du monde de hip-hop, fanfare, expositions et autres rendez-vous représentatifs de la richesse de l’offre régionale jalonneront le calendrier et baladeront le public à travers l’agglomération dunkerquoise. “C’est une manière de faire converger les capacités et les moyens de différentes institutions”, reprenait Michel Delebarre qui voit dans cette manifestation “un moyen de focaliser l’attention en montrant à quel point la culture est partie prenante du développement d’un territoire”. “Cela contribue à donner une image et à servir de base d’appui pour développer des perspectives supplémentaires et conforter de nombreux projets. Mais cela permet surtout d’aller vers les citoyens et d’augmenter de façon pérenne l’accès à la culture”, concluait enfin le préfet de région. Le compte à rebours est lancé. Reste aux chefs d’orchestre à mettre le tout en musique de façon harmonieuse et alléchante pour le grand public.