Mieux gérer le stress au travail

Publié dans l'édition Nord N. 8442 par

 

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Joseph Pietrzyk (au centre), aux côtés de Daniel Delcroix, maire de Billy-Berclau, et Sylvie Guillet, directrice de l’Inset de Dunkerque lors de l’ouverture du congrès du SNDGCT.

Joseph Pietrzyk (au centre), aux côtés de Daniel Delcroix, maire de Billy-Berclau, et Sylvie Guillet, directrice de l’Inset de Dunkerque lors de l’ouverture du congrès du SNDGCT.

Une fois par an, l’union régionale Nord-Pa s – d e – Calais du Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT) tient son congrès. Il s’agit d’une journée conviviale de rencontre permettant aux DGS d’évoquer les problèmes qu’ils peuvent rencontrer dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions. Ce rendez-vous leur permet aussi de se former sur différentes thématiques. “Cette journée a été placée sous le signe du bien-être au travail”, explique Joseph Pietrzyk, président sortant.
Un choix qui n’est pas anodin, le bien-être étant une des clés de la réussite. “Parfois, de façon non intentionnelle, un responsable hiérarchique peut répercuter son stress sur ses collègues, notamment dans des périodes de changement, d’adaptation, de réorganisation. Dans un contexte de réforme territoriale, il est parfois difficile de travailler de manière sereine”, poursuit-il. Dans le cadre de cette journée, il a été décidé d’aborder le stress que peuvent subir les salariés du secteur public via une pièce de théâtre – On ne badine pas avec le stress –, écrite par Christian Poissonneau. Ceci dans le but de sensibiliser sur les dégâts que peuvent engendrer des excès de stress.
La thématique s’est poursuivie avec deux interventions sur les aspects organisationnels et relationnels du management, l’objectif étant d’expliquer que les cadres intermédiaires et dirigeants sont vecteurs de bien-être ou de mal-être au travail par leur implication dans les modes de travail et d’organisation.

Réunion élective. Le congrès Nord-Pas-de-Calais s’est terminé par le renouvellement des instances (présidents départementaux et président de l’union régionale). Joseph Pietrzyk, qui avait déjà brigué deux mandats, avait décidé de défendre son bilan et de se présenter à sa succession. C’était sans compter sur la candidature de son ami Jacques Billet, DGS de la mairie d’Hellemmes. Jacques Billet, président départemental Nord, n’avait pas d’ambitions particulières mais souhaitait juste “mettre en cause un fonctionnement interne qui ne lui convenait pas”.
Pas question pour autant de tout révolutionner. En effet, Jacques Billet souhaite poursuivre sur la voie tracée par son prédécesseur. “Je souhaite encore plus de proximité avec les membres de notre syndicat et utiliser le plus possible les structures que nos collectivités ont à disposition pour organiser nos rencontres.
De son côté, Joseph Pietrzyk, dont le mandat au sein du conseil d’administration a été renouvelé, reste amer. “Je suis resté six ans à la tête de l’union régionale, nous avons initié de nombreuses rencontres professionnelles, fait évoluer la profession dans la région.” Plus d’innovation dans les rencontres, création d’un réseau professionnel : “A travers nos rencontres, nous avons montré ce qu’il était possible de faire”. Reste qu’aujourd’hui, Joseph Pietrzyk, ne voulant pas entrer dans une quelconque polémique, ne sait pas encore s’il conservera son siège au sein du conseil d’administration ou s’il se retirera des activités de l’union régionale.