À Cambrai, une vitrinepour les métiers d’art

Publié dans l'édition Nord N. 8442 par

 

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Plusieurs adhérents, actifs ou retraités, dans la Maison des métiers d’art de Cambrai. A droite, Martine Lemaire, la présidente.

Plusieurs adhérents, actifs ou retraités, dans la Maison des métiers d’art de Cambrai. A droite, Martine Lemaire, la présidente.

Rue Neuve, à Cambrai, s’est ouverte en décembre 2010 une Maison des métiers d’art, en même temps que se créait une association baptisée “Métiers d’art en Cambrésis”. L’initiative en revient à la ville et à la communauté d’agglomération de Cambrai, comme le rappelle Monique Bouquignaud, notamment vice-présidente de la CAC, chargée du commerce et de l’artisanat : “L’idée était de mettre une vitrine à la disposition des artisans d’art. S’ils ont un atelier, ils n’ont pas toujours cette vitrine qui leur permet de montrer ce qu’ils font à un public.”
Depuis février, Martine Lemaire, maroquinier créateur, est présidente de cette association qui compte une douzaine de professionnels : ébéniste sculpteur, tapissier d’ameublement ou décorateur, chaisier, fleuriste, tailleur de pierre… Parmi eux, des retraités tel Bernard Steff, 85 ans, ancien gainier doreur titré Meilleur Ouvrier de France et Maître d’art. “Ici, dit-elle, au 20 de la rue Neuve, c’est à la fois notre siège et une vitrine ouverte les samedis et dimanches, de 14h30 à 18h30, ou sur rendez-vous. On se relaie pour assurer les permanences.” Fin mars, l’association participera à la Journée des métiers d’art de la chambre des métiers. En mai et octobre, elle proposera aussi des animations dans la rue. Mais qu’est-ce qu’un artisan d’art ? Martine Lemaire reconnaît que la frontière avec l’artiste n’est pas toujours facile à tracer. “Il existe une liste mais on peut dire qu’ils sont tous créateurs d’objets utilitaires mais uniques, beaux, réalisés selon une tradition et un savoir faire.”
Pour elle, l’intérêt de la vitrine est évident. “Des gens achètent des petits objets sur un coup de coeur. Parfois, les contacts n’aboutissent que bien plus tard, le temps que le projet mûrisse. Le but, c’est aussi de montrer que ces métiers sont des activités économiques, des emplois. Des visiteurs sont parfois surpris qu’ils existent encore et se battent contre les produits chinois ou d’Europe de l’Est… Notre atout : faire de la qualité qui dure.”