Les ETI, leviers de croissance (2e partie)

Publié dans l'édition Nord N. 8444 par

 

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Critères de définition d’une ETI selon la loi sur la modernisation de l’économie.

Critères de définition d’une ETI selon la loi sur la modernisation de l’économie.

Après le compterendu du rapport de conjoncture 2011 réalisés par les chercheurs et statisticiens d’Oséo, c’est au tour du cabinet KPMG de publier l’enquête “ETI, une stratégie de conquête”.
Son directeur général, Jacky Lintignat, rappelle la nouveauté de la problématique dans l’éditorial : “Il y a encore quatre ans la notion d’entreprise de taille intermédiaire n’existait pas officiellement. Ce n’est qu’en août 2008 que la loi de modernisation de l’économie a défini cette catégorie d’entreprises dans le but de mieux la faire connaître et de la renforcer dans le tissu économique français. Après avoir publié deux études sur les ‘PME qui grandissent’, c’est tout naturellement que KPMG, qui accompagne un tiers des ETI, a souhaité apporter son éclairage sur ce monde, à la frontière entre celui des PME et celui des grands groupes.” Cette enquête s’est déroulée en janvier et février derniers. Une recherche documentaire, deux sondages quantitatifs et une centaine d’entretiens constituent la base de ce document de 19 pages.
D’abord, l’ETI n’est pas qu’une entreprise qui emploie “entre 250 et 4 999 salariés”. Elle doit également réaliser un chiffre d’affaires com-pris dans la fourchette 50 millions/ 1,5 milliard d’euros… En creusant, on découvre un ensemble très hétérogène, entre ETI “volatiles” et ETI “récurrentes”. “Les ETI volatiles (plus de 1 400 en France) sont celles qui ont navigué (au moins deux fois sur la même période) entre les statuts de PME et d’ETI, et celles, beaucoup plus rares, qui ont quitté la catégorie pour sortir par le haut et devenir des grands groupes.” Exemples : Gecina, Delpierre, Novatech, ITS Group, Euralis, Orprea… Les “récurrentes