Le site olympique, un des plussurveillés du royaume !

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8435 par

 

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Le stade d’Arsenal à Londres et ses 60 000 places assises, au siège rembourré.

Le stade d’Arsenal à Londres et ses 60 000 places assises, au siège rembourré.

Londres a construit une nouvelle ville à l’ouest afin de répondre à la demande foncière qui explose et qui fait monter les prix. La ville a aussi inauguré des stations de métro et des gares (comme à Stratford) qui vont transporter les visiteurs des Jeux. Mais, depuis octobre dernier, impossible de visiter les installations : à quelques mois des Jeux, la sécurité obsède littéralement les autorités britanniques qui veulent éviter tout repérage par des terroristes potentiels via les photos de presse. Et ce, malgré la multitude de caméras de surveillance qui jalonnent à peu près tous les bâtiments de la capitale britannique.

Arsenal, un des temples du sport anglais. P&O avait organisé la visite du club de football d’Arsenal. Dirigé par le Français Arsène Wenger, Arsenal est en effet un exemple de la passion footballistique de la Grande-Bretagne si on en juge les propos d’un ancien joueur, désormais guide en chef des équipements du club. A Arsenal, régulièrement classé dans le top 3 britannique de la première ligue dans laquelle le club évolue sans discontinuité depuis 1919, le football est une religion. Et il lui faut un temple : la construction d’un nouveau stade d’une capacité de 60 000 places assises à Ashburton Grove, à environ 500 mètres au sud-ouest d’Highbury (son ancien stade), a été lancée en 2004. L’Emirates Stadium a été inauguré en juillet 2006. Il porte le nom de la compagnie aérienne Emirates, le principal sponsor, avec laquelle Arsenal a signé un contrat record de 100 millions de livres, comprenant le naming du stade pour 15 ans et le sponsoring maillot jusqu’à la saison 2013-2014. La mise en service du nouveau stade débouche sur un succès rapide : le club vend plus d’abonnements (45 000) qu’il n’y avait de places dans son ancien stade ! Comme tous les grands clubs anglais, Arsenal développe un business model. En avril 2010, le club est valorisé à 842 millions d’euros selon le magazine Forbes. La même année, Arsenal affiche un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros et un bénéfice total après impôt de 80 millions d’euros… Depuis 2007, le club engrange des bénéfices qui dépassent les 20 millions de livres sterling. Sa richesse est avant tout basée sur le public et les droits tirés des retransmissions télévisées. Les places les plus chères plafonnent à 27 000 livres et il faut payer cash pour quatre ans d’abonnement ! Au vu de ce marché publicitaire, les Jeux seront-ils de la même veine ? “Les vélos Barclays ont été éloignés des sites olympiques parce que la compagnie ne voulait pas payer pour l’affichage publicitaire de ses vélos”, sourit Mary, guide touristique…