Madame la Sous-Préfèteet la lutte contre le chômage

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8437 par

 

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Chantal Manguin-Dufraisse et Daniel Pecqueur.

Chantal Manguin-Dufraisse et Daniel Pecqueur.

Les aides aux entreprises… Entourée de Daniel Pecqueur (Saint-Omer développement), Jean Bétremieux (CCI) et Christophe Aubé (Pôle emploi), Mme Manguin- Dufraisse a tenu un discours offensif. Il faut dire que les chiffres restent à un fort étiage avec 5 800 demandeurs inscrits dont 1 250 jeunes (21%) et 2 250 “longue durée” (en hausse de 6%). Parmi les mesures propres à endiguer le chômage, certaines concernent les entreprises : leur création, leur développement, leur recrutement, leur projet d’implantation ou d’extension, leurs difficultés conjoncturelles… Autant de domaines où la CCI Grand-Lille et Saint-Omer développement ont un rôle éminent. Un guide de la création d’entreprise liste toutes les aides possibles. Le FNRT (Fonds national pour la revitalisation du territoire) relayé par Oséo, la banque des PME, a permis en 2011 la création de 106 emplois pour 5 dossiers soutenus.
Mme Manguin-Dufraisse revient sur l’impact de la communauté “Grands Chantiers” avec GRT gaz (plus de 12 millions d’euros de retombées locales) et les futurs travaux (complexe aquatique, Powéo…). Le PDA (plan de développement de l’Audomarois) a permis d’injecter 93 M€ dont 19 M€ Etat, 53 M€ des EPCI, 21 M€ du conseil général du Pasde- Calais et du Conseil régional. La représentante de l’Etat a évoqué d’autres dispositifs qui fonctionnent bien, la grappe d’entreprises Nord Package, le pôle de compétitivité Maud… …

et les actions en direction des demandeurs d’emploi. Les handicaps pour l’embauche d’hommes ou de femmes sont de différents ordres. M. Aubé a mis le doigt sur la mobilité et le niveau intellectuel : l’absence de permis de conduire et de qualification pénalisent le demandeur. Les contrats aidés pour des postes dans les collectivités locales (CUICAE) ou dans les secteurs marchands (CUICIE) ont permis 250 embauches dans le 1er semestre. Autre axe d’action, l’éducation. Adapter les formations aux demandes et réintégrer le plus d’élèves de 16 ans qui ont quitté le système (CIO et Mission locale), sans oublier les résultats très encourageants de l’Ecole de la 2e chance : 71%, tel est le taux d’intégration des jeunes (promotions de 60 élèves), le meilleur de la région.
Pour Jean Bétremieux, la plateforme RH, qui regroupe tous les acteurs dans les domaines de la formation et de l’emploi, a un rôle essentiel. Plus de temps perdu pour le demandeur à voyager d’un service à l’autre : les actions et les services sont mutualisés. Citons encore le Spel (Service public pour l’emploi local) qui promeut l’apprentissage et l’alternance, qui valorise les métiers en pointe et ceux qui recrutent, etc.

La Journée métiers consacrée à l’industrie et au BTP. Plutôt qu’un “carrefour” des métiers où les jeunes butinent d’un stand à l’autre, tous les acteurs économiques1 du Pays de Saint-Omer ont mis sur pied un concept original et efficace d’information à l’adresse des lycéens et des chômeurs de moins de 26 ans. Ceuxci vont rencontrer sur une journée 12 entreprises performantes de l’industrie et 12 autres du BTP, deux secteurs porteurs en termes d’emplois (47% des emplois locaux sont industriels) et qui, paradoxalement, ont du mal à recruter. Il faut montrer aux jeunes visiteurs la noblesse de ces métiers très souvent rémunérateurs et pour lesquels des parcours de formation (apprentissage et alternance entre autres) permettent différents diplômes, dont celui d’ingénieur. Gare aux voies étudiantes sans issues professionnelles !

1. L’Etat (Direccte, Pôle emploi), les EPCI et le SMLA, les conseils général et régional, les lycées professionnels, la CCI Grand-Lille, la Chambre des métiers (UIMM, FFB, et Pro BTP)…