Créer 2011 : Premier salon eurorégional consacr é à l’entreprise

Un cru plus qualitatifque quantitatif

Publié dans l'édition Nord N. 8376 par

 

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Le cru 2011 du salon Créer n’aura pas été celui des records du moins dans sa version bilan quantitatif. Les initiateurs du salon en convenaient vendredi 9 septembre au moment de dresser un premier bilan de la cinquième édition. “A 15 h, on comptabilisait 13 800 entrées. L’an dernier, le salon avait terminé à 15 900 visiteurs. On est à peu près dans les mêmes chiffres…” Pierre de Saintignon, vice-président du Conseil Régional Nord – Pasde- Calais préférait mettre en avant “un salon où l’on circule mieux, plus à l’aise, plus facile d’accès…” Il est vrai qu’en offrant davantage d’espace et en déplaçant l’entrée du salon du hall principal au premier niveau, moins magistral certes, mais plus pratique et fluide, les organisateurs ont fait le choix d’une “respiration” qui a pu laisser à beaucoup l’impression d’une fréquentation a minima.

Prêts à revenir. Pour autant, si la quantité n’y était pas, la qualité, elle… Deux exposants en ont témoigné. Fabrice Talandier, directeur régional de l’Adie, association qui accompagne les personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique dans la création de leur propre emploi, a comptabilisé plus de 100 rendez-vous de demande de financement contre 60 à 70 l’an dernier, porteurs d’idées ou de projets davantage formalisés, plus jeunes que le public qu’elle f inance habituellement avec 40 à 45% de moins de 30 ans contre 20%. “Sur le même format, je suis prêt à resigner…”, a-t-il conclu. Une satisfaction rejointe par Loïc Brabant, co-directeur d’Initiatives Plurielles, “Oser l’aventure de la création au féminin” : “En une journée et demie, nous avons enregistré autant de contacts qu’au cours du salon précédent, peut-être grâce au bon emplacement derrière l’entrée. J’ai apprécié la formule des étapes de la création, je veux, je peux, je crée, je réussis…”

Du 10 au 12 septembre 2012. Si, l’an dernier, le salon Créer a pâti d’un démarrage fixé au lundi de la braderie, les contingences ont placé cette année le jour d’ouverture au mercredi 9 septembre, une journée peu propice à la mobilité de toutes les catégories sociales, notamment des commerçants qui ont une préférence marquée pour le lundi, journée traditionnelle de fermeture pour nombre d’entre eux. La fréquentation de la première conférence annuelle des loyers organisée par la ville de Lille s’en est ainsi fortement ressentie, faisant la part belle aux professionnels de l’immobilier davantage qu’aux preneurs de baux. Mais l’affaire est entendue, Pierre de Saintignon l’a confirmé et Jacques Richir, président de Lille Grand Palais depuis mai 2011, l’a bien noté, l’an prochain le salon se tiendra du lundi 10 au mercredi 12, “une programmation réservée pour la décennie !”

Au-delà de ces considérations matérielles qui ont leur importance, le vice-président du Conseil Régional, a pu qualifier le salon 2011 de “belle édition”, en évoquant avec un plaisir non dissimulé trois symboles de cette cinquième édition qui auront été le premier jour le lancement du challenge 30 heures pour créer, symbole d’une “région des entrepreneurs, des créateurs (où) la jeunesse s’empare de cette question (de la création), car c’est elle qui va assurer l’avenir”, et les présences de la navigatrice Maud Fontenoy et de l’ancien boxeur et créateur de la marque de vêtements de sport Airness Malamine Koné dont les témoiganges ont permis de “mettre l’homme au coeur des projets” via “des mots profondément en ligne avec le salon”.

Si Laurent Degroote, vice-président de la CCI Grand Lille et président de CCI Entreprendre Nord Pas de Calais, pour qui “le développement d’un territoire n’existe que par la volonté des hommes”, a pu se féliciter de “la démonstration à travers ce salon que la région ne se fait que parce qu’elle le fait ensemble” et de la professionnalisation du salon (lire-ciaprès), Pierre de Saintignon a pu mettre en exergue le Nord – Pas-de-Calais, devenue “la grande région des créateurs”, souhaitant que dans les 10, 20, 30, 60 ans à venir, les “bons élèves” réussissent à la transformer en “une des premières puissances économiques mondiales” à l’instar de l’étude du cabinet Experian qui situe Lille et sa région, pris dans un rayon de 300 km, à la deuxième place mondiale en termes de pouvoir d’achat rapporté à la population. “La région a des choses à faire voir. Son réseau d’accompagnement est devenu crédible… Vu de Shanghai, Tokyo New York, Lille Nord – Pas-de- Calais est la porte d’entrée en Europe. Elle a de forts potentiels que symbolise ce salon que nous avons voulu positif. Il faut être optimiste, le Nord – Pasde- Calais, c’est une équipe qui gagne !”