Le Fnass ouvre son nouveau siège à Lille

Bernard Haesebroeck veut intensifiertransparence et modernisation

Publié dans l'édition Nord N. 8390 par

 

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Apporter un “meilleur être”.L’action sociale pour tous”, un slogan qui semble fonctionner puisque le Fnass a traité, fin 2009, 42% de dossiers en plus. Tous les chiffres sont d’ailleurs en augmentation. On atteint aujourd’hui un millier de collectivités adhérentes en France (70% dans le Nord mais avec de plus en plus d’inscriptions jusqu’au fin fond du Midi) et 100 000 dossiers par an. Cette dynamique ne pouvait pas se satisfaire des anciens locaux lillois, aussi le CA de l’association a-t-il décidé de les troquer pour un étage entier d’un immeuble clair et spacieux, au no 12 de la rue de Cambrai à Lille. Une bonne occasion pour actualiser la politique qui préside aux destinées de ce fonds national, et les projets d’actualisation à mettre en oeuvre.

La chose à laquelle le président Haesebroeck tient le plus, c’est le respect de l’éthique : “Depuis 1966 où un petit groupe d’élus regroupés autour du maire de Loos-lez-Lille, Eugène Avinée, a créé ce fonds, nos méthodes ont suivi l’évolution du temps mais pas ce pour quoi nous, qui sommes des bénévoles mais aussi des élus, maires pour certains, agissons : apporter aux agents territoriaux des prestations supplémentaires très variées, mais qui vont toutes dans le sens d’un meilleur-être : chèquesvacances, loisirs, solutions à des problèmes concrets de la vie quotidienne comme des prêts à taux zéro, etc.”

Dynamisation des services. Ce fonds est alimenté par les cotisations des collectivités à un organisme qu’elles choisissent, le Fnass par exemple. C’est une obligation légale. Elles peuvent aussi choisir la voie interne, un CAS ou CCAS par exemple. L’éthique s’appuie au Fnass sur une structure juridique plurielle qui instaure la parité des élus au CA, avec des représentants des syndicats de personnels territoriaux, des DGS, etc. Un dispositif étendu aux élus. “C’est sur cette base que le Fnass a fait son lit, explique le président. Le nombre de nos adhérents augmente régulièrement mais il faut que les collectivités adhèrent d’abord chez nous pour que leurs territoriaux bénéficient de nos services.” C’est précisément ce dernier point qui retient la plus grande attention de Bernard Haesebroeck et de ses collaborateurs.

Coller aux réalités sociales. Une réflexion est lancée pour dynamiser ces services, des axes sont déf inis. Quel feedback pour les agents ? Il s’agit de savoir si les prestations du Fnass parviennent effectivement aux agents qui cotisent. Leurs cotisations sont prélevées sur la masse salariale, il se peut que des dérèglements existent. Isolement des agents, relais internes qui ne fonctionnent pas : beaucoup de raisons peuvent intervenir. Le président veut le savoir et que les manques lui soient signalés. D’autre part, les besoins des agents évoluent au gré des changements de la société. Le Fnass doit coller aux réalités. Dans chaque collectivité, le Fnass a un agent chargé de faire le lien avec l’association. Il doit relayer les changements, en informer le Fnass. Quand ces informations remontent, il réoriente ses offres vers, par exemple, plus de culture, de restaurants, de chèques-vacances, etc.

Un contexte actuel juridico-règlementaire. Les communes doivent pouvoir justifier chaque euro dépensé. Ce qui amène à la notion très contemporaine de “mise en concurrence” de plus en plus répandue. Les centres de gestion des personnels organisent des appels d’offres sur la base de cahiers des charges pour avoir les meilleures offres de prestations. Le Fnass s’aligne sur ce nouveau dispositif, il a d’ailleurs été lauréat de la Grande Couronne de Paris en 2009. “On y répond assez régulièrement, remarque le président, on a créé une plate-forme présentant nos offres et nos performances, on est vraiment à la croisée des chemins. Cela va dans le sens de l’optimisation des cotisations. N’oublions pas que les collectivités ont le choix entre nous ou des organismes semblables, ou bien des régies… Les cours régionales des comptes sont de plus en plus présentes aussi. Nous devons donc avoir beaucoup de rigueur. En tant qu’association d’intérêt public, tous nos fonds propres excédentaires sont réinvestis, notre budget tournant en moyenne autour de 12 M€. Nous avons très peu de charges de personnel mais nos prestations sont liées, éthique oblige, aux valeurs sociales et humaines en général. C’est-à-dire que nos offres vont épouser les niveaux de ressources des cotisants. C’est dû à notre structure paritaire. Mais sur ces appels d’offres, s’alignent aussi aujourd’hui des banques dites sociales. Alors je pose la question : ont-elles la même lecture sociale que nous, pratiquentelles la pluralité, et où en est la mutualisation ? Nous, on veut une gestion équilibrée entre la sphère publique et les agents eux-mêmes.”