à Solesmes (Cambrésis)

Nouveaux locauxpour Basuyau Oxycoupage

Publié dans l'édition Nord N. 8394 par

 

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L’emménagement de Basuyau Oxycoupage dans ses nouveaux locaux de Solesmes date du mois d’août et leur inauguration a été célébrée le 3 novembre. Quand on demande à Pierre Basuyau, 43 ans, le gérant de cette entreprise familiale, les raisons d’un tel investissement dans une période réputée “de crise”, il répond tout simplement, dans un sourire : “C’est un challenge, c’est vrai, mais il faut rester positif”. Il ajoute : “L’entreprise se porte bien mais maintenant on doit se développer”. L’investissement est en effet d’importance : 2,8 millions d’euros auxquels s’ajoute 700.000 euros en matériels nouveaux. “C’est plus de la moitié de notre chiffre d’affaires”, fait-il remarquer.

L’histoire. L’entreprise a été créée en 1967, non loin de là, à Vertain, par son père prénommé également Pierre. “Il a commencé en fabriquant des remorques agricoles et a découvert l’oxycoupage à cette occasion”. Lorsque le fils a repris l’activité, en 1994, elle comptait 4 salariés et une quarantaine de clients. Aujourd’hui, elle emploie plus de 20 personnes, dispose de son propre service de transport, devrait encore embaucher et totalise plus de 650 clients.
Le gérant confiera, au détour d’une question, qu’il est un “chef d’entreprise autodidacte” et qu’il n’a, pour tout diplôme, qu’un BEP d’électromécanique, obtenu à Cambrai, à la Sagesse.
Pourquoi rester dans le Solesmois ? Pierre Basuyau explique son attachement à sa terre natale, reconnaît qu’il avait envisagé de partir vers Valenciennes mais qu’il a été finalement retenu par le bon accueil de la Communauté de communes du Pays Solesmois. “Déménager au-delà de vingt kilomètres, ajoute-t-il aussi, c’était courir le risque de voir partir une partie de notre personnel”. Et donc, l’entreprise s’est installée dans cette ZAE de Solesmes, sur la RD 109, au lieu-dit “Voyette de Vertain” .

L’activité. Le métier de l’entreprise cambrésienne est peu connu. “Certains de mes amis ne se la représentent pas. Mais une visite de l’atelier, avec ses bancs et ponts roulants, leur donne très vite une idée de la dimension exceptionnelle des machines et des tôles que l’on découpe ici. Jusqu’à 25 cm d’épaisseur. Parfois plus. Pour faire simple, l’oxycoupage, c’est du découpage de métaux en tôles de 3 mm à 250 mm d’épaisseur à l’aide d’un chalumeau et au moyen de machines à commande numérique”. Il précise que si l’activité spécialisée dans la découpe plasma et l’oxycoupage n’est pas rare, ses performances en matière de fabrication de pièces et de tonnage ne sont pas courantes. Plus de 5 000 tonnes sont traitées par an.
Les clients de l’entreprise sont essentiellement dans l’industrie, soit de grands donneurs d’ordres, soit des sous-traitants de ces derniers, dans des domaines variés : métallurgie, mécanique, chaudronnerie, mécano-soudure, ce qui permet à Basuyau de toucher à l’off-shore, à la construction navale, à la charpente métallique, au ferroviaire, au machinisme agricole… Géographiquement, ses clients se situent au nord de Paris, en Belgique, en Allemagne ou encore en Italie.

Des volumes en plus. Concrètement, avec ce gros déménagement, l’entreprise est passée de 1500 m2 à 4600 m2, avec 250 m2 de bureaux, 100 m2 de locaux sociaux et une réserve de 300 m2. Des investissements en machines plus grandes ont été possibles… Le stockage permanent, qui se compte par centaines de tonnes, dispose également de nouveaux volumes. En outre, l’ancien site de Vertain, doté de ponts roulants et offrant des possibilités de stockage, est pour l’instant conservé.