600 Md€ d’investissement et 600 emplois à la clé

GSK Biologicals inaugure son site deproduction à Saint-Amand-les-Eaux

Publié dans l'édition Nord N. 8406 par

 

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Entreprise discrète voire secrète, et pourtant durablement installée dans le paysage économique local, GSK a célébré comme il se doit l’inauguration de son site de production de Saint-Amand-les-Eaux, le 15 décembre dernier. Une cérémonie à laquelle participaient, entre autres, le président désigné de GSK Biologicals, Christophe Weber, le vice-président de GSK France, Jean-Yves Lecoq, Géraldine Vetterhoeffer, directrice du site GSK Biologicals de Saint- Amand-les-Eaux depuis 2010, le député-maire de la cité thermale, Alain Bocquet, et le sous-préfet de Valenciennes, Franck-Olivier Lachaud.

Le plus gros investissement en région depuis Toyota. Une cérémonie à la hauteur de l’investissement de 600 Md€ consenti par le groupe pharmaceutique en 2006. A l’époque, Saint-Amand-les-Eaux était en compétition avec la Hongrie, l’Angleterre, l’Italie et même Singapour en vue d’accueillir un tel projet : l’un des plus importants investissements par un groupe pharmaceutique en France depuis dix ans, et le plus important à l’échelle de la région Nord-Pas-de-Calais depuis l’implantation de Toyota à Onnaing, en 2007.

De Stérilyo à GSK. L’usine de Saint-Amand-les-Eaux, qui emploie aujourd’hui 600 personnes dans des emplois qualifiés et devrait embaucher encore, compte parmi ses effectifs une vingtaine de demandeurs d’emploi de longue durée, rendus à la vie active grâce à une politique de formation intensive et innovante. Pour accompagner le développement de ce programme industriel, GSK Biologicals a en effet mis en place une vaste politique de recrutement, avec plus de 500 emplois directs créés en quatre ans, venus s’ajouter à la centaine d’emplois qui existait au moment du rachat par GSK, en 2002, de l’usine Stérilyo.
A l’époque, l’annonce de l’implantation d’un site de production de vaccins d’une telle capacité avait ému les riverains qui s’en étaient ouverts lors des réunions d’information organisées à leur intention. La gestion même du chantier les inquiétait. Car on ne transforme pas à la légère des hectares de champs en 2 000 m2 de bâtiments industriels de haute technologie. Aussi, une route a-t-elle été spécialement créée afin de détourner des quartiers résidentiels voisins la circulation liée à l’exploitation du site.

La technologie au service de la vie. Aujourd’hui, le députémaire préfère évoquer le millier de personnes qui ont travaillé, parfois en même temps, à la construction de l’usine, et son impact sur l’économie locale. De son côté, Géraldine Vetterhoeffer évoque “le travail d’équipe et le défi technologique” que représentait l’intervention de corps de métiers si différents et si nombreux. C’est à ce prix que Saint-Amand est devenu “un site à vocation internationale (…), une plate-forme aux technologies de pointe, qui garantissent une parfaite assurance stérilité et sécurité des vaccins”. Avec 300 millions de doses annuelles distribuées dans 125 pays du monde, pour prévenir les maladies de la petite enfance, le cancer du col de l’utérus, la grippe saisonnière ou bien encore, prochainement, le paludisme, il est en outre le plus grand site de fabrication et de conditionnement de GSK Biologicals, la division vaccins des laboratoires GSK. Et l’activité menée en son sein est une source de satisfaction sans cesse renouvelée pour ses salariés, toutes disciplines confondues.
Leur fierté : participer à la production “de vaccins qui sauvent des vies”. De fait, chaque année, les vaccins préviennent trois millions de décès et préservent 750 000 enfants de séquelles liées à des maladies infectieuses. GSK est engagé aux côtés de l’Unicef et du Gavi, groupement mondial de partenaires publics et privés engagés en faveur de la vaccination et de l’immunisation, et pratique une politique tarifaire différenciée pour les pays en voie de développement.