Sylvia Dominiak (seconde à partir de la droite), en compagnie d’Annick Lozac’h et de deux élus du Département, dont Jean-Luc Perat à sa droite.

Trois entreprises implantéesen 2010/2011

Publié dans l'édition Nord N. 8410 par

 

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La zone d’aménagement économique de Solesmes, au lieu dit Voyette-de-Vertain, entre la RD109 et la RD942, fait partie de ces petites zones du Cambrésis qui, avec un dynamisme discret, accueillent des entreprises de l’arrondissement qui investissent ou d’autres, venues de territoires voisins ou d’ailleurs. Deux acteurs publics ont joué les premiers rôles et “guichets d’accueil” dans les dernières implantations. D’abord, la communauté de communes du Pays solesmois (CCPS) qui, au titre de sa compétence économique, aide les entreprises locales de son territoire à y rester et, ensuite, l’association Cambrésis développement économique, basée à Cambrai, qui s’occupe, elle, du développement dit “exogène”, en ce sens qu’elle accompagne les entreprises extérieures à l’arrondissement du Cambrésis à s’y implanter, même si elles ne viennent pas forcément de loin.

Trois nouvelles. Cette ZAE de 10 hectares, connue aussi sous le nom de Pigeon-Blanc, a ainsi accueilli en 2010 et 2011 trois sociétés. Basuyau oxycoupage, entreprise familiale de tôlerie industrielle, née à Vertain, non loin de là, (une vingtaine de salariés) qui a investi l’équivalent de la moitié de son chiffre d’affaires dans de nouveaux locaux et machines. Urba tech, venue de Saint-Martin-sur-Ecaillon (9 salariés en CDI, ferronnerie d’art, automatisme, portails sur mesure…), une commune située au nord de Solesmes. Europ’ingenierie, auparavant implantée dans l’arrondissement voisin de l’Avesnois au Quesnoy (un bureau d’études tourné vers l’industrie comptant une dizaine de salariés). Cette dernière a été aidée par CDE.

Démarrage en 2003. Jean-François Druon, chargé du pôle développement économique de la communauté de communes du Pays solesmois, constate que ces implantations ont permis le maintien ou l’arrivée d’une quarantaine d’emplois environ. Pour lui, la situation géographique centrale du Solesmois dans le Hainaut- Cambrésis, des prix accessibles, une qualité de vie tenant à son caractère rural et la volonté des entreprises de rester sur leur territoire, sont autant d’explications à ces arrivées dans la ZAE. Historiquement, le permis d’aménager de cette dernière, rappelle-t-il, remonte à 2003 et la première implantation concernait le machinisme et le matériel agricole avec l’entreprise Godefroy SA. Puis, il en eut d’autres : Leclercq travaux publics ; un magasin discount de l’enseigne Lidl ; Degroote S20, née à Haussy (installations thermiques avec une filiale dans le traitement des eaux) ; les Ets Bernier (chauffage central sanitaire…). Sur le site également, une des deux déchetteries intercommunales et une station de lavage.

Projet d’extension. Si la ZAE s’est donc bien remplie en moins de dix ans, il reste encore deux parcelles disponibles, de 1 800 m2 et 4 500 m2, appartenant toujours à la CCPS, toutes les autres ayant donc été revendues au gré des projets. Signe de l’intérêt que présente la zone : une étude pour son extension a été lancée cette année en vue d’un éventuel doublement de sa surface.
Cette zone d’activité n’est pas la seule située dans le périmètre de la CCPS. Il y en a une deuxième, celle du Bois-d’En- Haut, à Saint-Python, de 5 ha, dont les terrains appartiennent à la société Sometom (spécialisée en soudure).