Développement d

“Rio sera une caisse de résonancepour booster le Nord-Pas-de-Calais”

Publié dans l'édition Nord N. 8420 par

 

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Débat entre Lucien Chabason, conseiller auprès de l’Institut du développement durable et des relations internationales, Gilles Berhault du Club France Rio+20, Michel Pascal de la Dreal, Myriam Cau, présidente du CERDD, Emmanuel Cau, président des Espaces naturels régionaux, Damien Carême, maire de Grande- Synthe, Pierre Radanne du collectif Rio+20, Claude Lenglet du World Forum Institute, Emmanuel Bertin, directeur du CERDD, et son équipe.

Débat entre Lucien Chabason, conseiller auprès de l’Institut du développement durable et des relations internationales, Gilles Berhault du Club France Rio+20, Michel Pascal de la Dreal, Myriam Cau, présidente du CERDD, Emmanuel Cau, président des Espaces naturels régionaux, Damien Carême, maire de Grande- Synthe, Pierre Radanne du collectif Rio+20, Claude Lenglet du World Forum Institute, Emmanuel Bertin, directeur du CERDD, et son équipe.

Le forum, organisé par le CERDD (Centre ressource du développement durable), a réuni près de 500 acteurs du développement durable de la région, sur deux jours, pour débattre des projets réalisés et à venir dans ce domaine. Plénières, ateliers-débats, présence de stands divers (Réseau Alliance, Pocheco, Initiatives et Cité, la Dreal, la Maison régionale de l’environnement et de la solidarité, le Jardin de Cholorophylle…) ont ainsi accueilli diverses associations, entreprises, collectivités, et ce, au sein de La Condition publique. Surtout, durant les débats, le CERDD a pu soumettre aux experts présents 21 propositions d’actions à mener en matière de développement durable dans notre région (voir encadré). “Certains ont regretté que ces actions étaient trop centrées sur l’institution régionale. En revanche, ils nous ont confortés sur le fait que la Région manque cruellement d’outils d’évaluation pour mesurer l’impact des projets de développement durable. Ils vont, en tout cas, nous aider ainsi à préparer notre intervention à Rio”, faisait le point Emmanuel Bertin, directeur du CERDD. “Concernant notre volonté de créer une charte d’engagement à faire signer aux acteurs régionaux à l’automne 2012, nous avons pris conscience durant ces deux jours qu’il faut aller plus loin. Il faut davantage parler de prise de responsabilité que d’engagement, c’est plus impliquant”, complète Myriam Cau, présidente du CERDD et viceprésidente du Conseil régional en charge du développement durable, de la démocratie participative et de l’évaluation.

Délégation en cours de constitution. A la suite de ces débats, les équipes du CERDD vont finaliser l’intervention de la Région à Rio, en préparant un document final qui sera présenté au grand public début juin. Puis une délégation – liste non finalisée à ce jour –, composée des représentants du Conseil régional, du CERDD mais aussi du tissu associatif, d’entreprises, d’ONG, de villes comme Grande-Synthe (dont le maire Damien Carême était présent au forum) se déplacera du 17 au 24 juin au Brésil. Sur place, 50 000 personnes sont attendues. Pour l’instant, il semble qu’il n’y ait en France que quatre autres régions aussi actives que le Nord-Pasde- Calais pour représenter la société civile lors du Sommet de la Terre. Et ce, dans un contexte où la France est un des pays leaders pour contribuer à la réussite de ce sommet international du développement durable accueilli par Rio. “Notre pays pousse d’ailleurs à la création d’une Organisation mondiale de l’environnement. Une centaine de pays – sur les 137 de l’ONU – y auraient répondu favorablement fin janvier”, précise Michel Pascal de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), présent lors du forum.

Succès de Rio ? Ce forum, porté par le binôme complémentaire Myriam Cau et Emmanuel Bertin, n’a pas hésité également à ouvrir les débats en faisant appel à des représentants de délégations régionales, nationales et européennes. Citons la présence de Emmanuel Cau, président des Espaces naturels régionaux, Claude Lenglet du World Forum Institute, Gilles Berhault du Club France Rio+20, Pierre Radanne du collectif Rio+20 ou Lucien Chabason, conseiller auprès de la direction de l’Institut du développement durable et des relations internationales. Car la question est de savoir si après l’échec du précédent Sommet de Copenhague, fin 2009, qui visait à trouver un accord permettant de réduire les productions de gaz à effet de serre, le Sommet de Rio pourra tenir ses promesses. Pour Pierre Radanne, “il y a peu de chance que de grandes actions soient décidées, eu égard au contexte de crise et de fortes divergences entre les grandes puissances économiques. En revanche, on peut espérer une déclaration politique qui débouchera sur une feuille de route et un processus. Il devrait y avoir tout de même de réelles avancées.” Comment cette unité de lieu, d’action et de temps pourra-t-elle donner un nouveau souffle au niveau du développement durable local ? “Il est clair en tout cas que l’on ne va pas attendre les décisions de Rio pour continuer à tracer la trajectoire de notre région sur la question du développement durable. Mais mettre de l’argent public pour participer au Sommet de la Terre est important car cela permet de s’enrichir de l’expérience des autres, transmettre nos avancées et revenir ensuite pour mener encore mieux notre combat pour le développement durable en région, précise Myriam Cau. Rio sera une caisse de résonance pour booster le Nord-Pas-de-Calais.”